Agouni Gueghrane 11 mois après les élections municipales – C'est le flou total à la mairie!

L’APC d’Agouni Gueghrane, relevant de la daïra des Ouadhias, dont l’exécutif n’est pas encore installé après 11 mois des élections municipales, est toujours bloquée. Les maintes tentatives faites pour débloquer la situation n’ont abouti à rien. Le feuilleton se poursuit au grand dam de la population. Pour rappel, il n’y a, à ce moment, que le maire qui est installé. Lors de la cérémonie d’installation, il a eu 9 voix (4 RND, 4 indépendants et 1 FLN. Le P/APC a tenté de mettre sur place son exécutif communal, mais il s’est confronté à l’alliance entre la formation de Mohcine Belabes (RCD) avec 4 sièges et celle des indépendants avec 4 siège lui formant une opposition. Selon notre source, ces derniers, qui ont accepté de céder le poste du maire, veulent garder les vice-présidences et les commissions. La situation actuellement est paralysée et ne semble pas s’estomper puisque les deux camps ne veulent pas s’entendre. L’intérêt du citoyen, qui endure le supplice du monde lorsqu’on sait que la localité compte parmi les régions les plus déshéritée de l’Algérie, est relégué en arrière plan. Sa situation géographique aggrave de plus en plus la situation ! Il convient également de rappeler que cette APC avait vécu le même scénario lors du mondât précédant. Jusqu’à présent, aucune délibération n’a pu être effectuée, ni le BP, ni le PCD ni encore le BS. Les citoyens ne savent plus à quel saint se vouer pour voir, enfin, la fin de cet épisode appelé « blocage ». L’administration doit agir rapidement, afin de rattraper le temps perdu et surtout mettre fin aux difficultés qui se sont accumulés.

Le cri de détresse des villageois !

Les causes de la dégradation du cadre de vie des citoyens sont à dénombrer au fil des années. Ce qui pousse les villageois à l’exode. A Agouni Gueghrane, une commune sise au pied de la montagne du Djurdjura, la vie devient infernale malgré l’amélioration sensible de la situation sécuritaire. Le chômage augmente et la misère colle à la peau des habitants. Beaucoup de carences ont été signalées au quatre coins de la commune. A Aït Argane, un village sis en plein cœur de la montagne et distant de 8 kilomètres du chef-lieu communal, rien ne va bien. Pour le rejoindre, il faut emprunter un chemin sinueux et dégradé dans plusieurs endroits. Le gaz de ville n’arrive toujours pas ! les citoyens continent encore à utiliser le gaz butane qui se fait très rare en hiver. « Même la bouteille du gaz butane n’est pas disponible. Son approvisionnement n’est pas régulier dans les périodes de froid et de neige. On se rabat souvent à l’utilisation du bois pour se réchauffer et cuisiner. On dirai qu’on n’est pas en 2013», lança un habitant. L’éloignement du chef-lieu communal et de daïra accentue le problème des villageois qui demandent la réalisation des infrastructures de base, telles qu’une maternité et une polyclinique sur le territoire de la localité. « La seule polyclinique qui existe est implantée au chef-lieu de daïra des Ouadhias. Elle est distante de 16 kilomètres. Pour joindre l’hôpital de Boghni ou le CHU de Tizi-Ouzou, il nous faut plus de deux heures pour y arriver. Nous préconisons la réalisation, au moins, d’une maternité et d’une polyclinique. Ce qui va atténuer, un tant soit peu, le calvaire que nous endurons quotidiennement », ajoutera notre interlocuteur. Les habitants de ce village demandent aux responsables concernés la réalisation de projets d’utilité publique pour améliorer leur cadre de vie ».

A. G.