Les parents d'élèves montent au créneau

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Les élèves de l’école primaire Larbi Tbessi, située en plein cœur du chef-lieu de la wilaya de Bouira, suivent leur scolarité dans des conditions déplorables. 

C’est du moins le constat qui a été fait par l’association des parents d’élèves de cet établissement. Cette association, qui a tenu son AG le 1er novembre dernier, a signalé plusieurs préoccupations dans un document, dont une copie nous a été remise. Ainsi, ces parents réclament, entre autres, l’aménagement de la devanture de l’école, l’ouverture du portail principal et sa réhabilitation, la réfection de la seconde sortie de l’établissement, affecter des techniciens de surface, afin de procéder au nettoyage des salles de classes…etc. Cette association, composée de près de 80 parents et le directeur de l’établissement, n’a pas cessé d’interpeller les différents P/APC qui se sont succédés à la tête de la municipalité dans le but de les convaincre de  » l’urgence » de leurs requêtes. Le président de cette association, M. Benyoucef Djamel, que nous avons rencontré au sein dudit établissement, n’a pas caché son exaspération face à cette situation qu’il a qualifiée d’absurde.  Voyez par vous même! S’est-il exclamé en pointant du doigt le portail principal de l’école. Qu’est ce que ça coûte de l’ouvrir au lieu de laisser nos enfants passer par un trou de souris? Par la suite, notre interlocuteur nous a informés qu’un enfant âgé de 11 ans, répondant aux initiales S.A., a été victime, le 23 octobre dernier, d’un accident aux abords de l’établissement, à cause des divers déchets qui l’entoure.  » Cet élève a été victime d’une fracture à la jambe qui a atteint une partie du bassin, après avoir glissé sur les détritus qui s’entassent ici et là », regrettera-t-il. Interrogé sur le service concerné par tous les travaux précédemment cités, M. Benyoucef répondra : » Ce sont les services de l’APC de Bouira. Ce sont ces mêmes services qui nous avons sollicité à maintes reprises, mais en vain ». Avant de préciser que l’ex-P/APC, M. Miloud Khelif, est  » le seul à ce jour, à s’être déplacé en personne sur les lieux et a promis de nous aider ». Questionné à propos de l’actuel maire de Bouira et des éventuelles aides, le président de l’association des parents d’élèves de l’école Larbi Tbessi dira : » Il nous a reçus et nous lui avons parlé de nos revendications. Actuellement, on attend une prise de décision effective et concrète ». Continuant notre visite guidée sur les lieux, une odeur infecte nous a agressé les narines.  » Ça vient des WC! », lancera M. Benyoucef. Et d’ajouter:  » Et bien, figurez-vous que c’est ce que respire nos enfants à longueur d’année. On a, à plusieurs reprises, soulevé ce problème, mais comme vous avez pu le constater, rien n’a changé! ». Au niveau des salles, le constat est le même, à savoir insalubrité et immondices qui nous assaillent de toutes parts. Les rares poubelles qu’on a trouvées étaient à mettre au crédit des instituteurs, selon notre guide. Abordant le sujet du bitumage de la cour de récréation, ce parent désappointé nous indiquera que  » le projet de son revêtement est en stand-by, malgré que toutes les procédures ont été déjà faites. Les vraies raisons du blocage de ce projet nous les ignorons ». À la fin de notre visite, nous avons remarqué des radiateurs entreposés dans un coin de la cour de récréation. Notre guide nous informera que suite à leurs innombrables requêtes, les autorités ont finalement daigné installer un système de chauffage. Toutefois, M. Benyoucef n’a pas manqué de préciser que ce projet risque, à son tour, d’être stoppé net.  » Installer le chauffage c’est bien! Mais encore faut-il avoir un portail d’accès pour faire pénétrer les matériaux nécessaires!  

Je suis persuadé que d’ici quelques jours, ce chantier sera également à l’arrêt ». Notre vis-à-vis, visiblement agacé par cette situation, finira par lâcher : » Si le maire n’est pas à même de régler ces problèmes, qu’il nous le dise et surtout qu’il nous délègue certaines prérogatives. À ce moment-là on saura quoi faire pour assurer un minimum de confort à notre progéniture ». 

     

Ramdane. B.

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