Cinéma Noureddine Amrouche, scénariste et réalisateur du film Tayri Qarihen diffusé la semaine passée sur TV4 – «Je suis très satisfait de mon travail»

Diffusé pour la première fois, mercredi passé à 21h, «Tayri Qarihen», le film de Noureddine Amrouche a fait un tabac dans toute la région de Aïn El Hammam, notamment dans la commune d’Aït Yahia. Tout le monde en parlait, après sa diffusion. Nous nous sommes rapprochés du réalisateur, Noureddine Amrouche, qui nous a accordé cet entretien.

La Dépêche de Kabylie: Que ressentez-vous après la diffusion de votre film à la chaîne TV4 ?

Noreddine Amrouche : Je suis très content de voir mon film à la chaîne TV4 Tamazight. Ça me fait énormément plaisir de voir mes idées diffusées à la télévision. J’avais confiance en moi et en la jeune équipe qu’était avec moi, que ce soit les acteurs ou l’équipe technique. Malgré les quelques défauts et les erreurs techniques, ce fut une réussite quand même. Et prochainement Inch’Allah, nous œuvrons pour éviter ce genre d’erreurs.

Êtes-vous satisfait de votre premier travail ?

Je suis trop satisfait par mon travail à 99%, car mon film vise plusieurs objectifs et transmit certaines valeurs et messages éducatifs. On a montré la situation que nous vivons dans notre société. On a voulu par cela montrer le regard de la société sur la fille kabyle qui étudie à l’université en dehors du foyer familial. On a voulu corriger quelques mentalités de certains parents conservateurs vis-à-vis de leurs filles étudiantes.

Comment s’est déroulée la préparation de ce film?

Avant de commencer le film, nous avons passé par un casting. Juste après, j’ai constitué mon équipe technique qui m’a beaucoup aidé dans ce travail. Nous avons, quand même, décroché les autorisations des services concernés malgré certaines difficultés rencontrées. Le film a été réalisé dans les normes requises. On refait chaque séquence plusieurs fois jusqu’à ce que tout le monde soit satisfait.

Avez-vous reçu des aides ici et là pour la réalisation de ce film ?

C’est sous l’égide de l’association « Royaume de Koukou » que nous avons organisé ce film. C’est un hommage pour l’association à sa tête le président, Salem Ould Amara, qui m’a beaucoup aidé. Avec également l’aide du comité de village Igoufaf, mes amis, l’APC d’Ait Yahia et la direction de la culture de Tizi-Ouzou… saupoudrer par la volonté de Noreddine Amrouche.

Il paraît que vous préparez encore un deuxième film ? 

Que promettez-vous à vos fans et aux lecteurs de la dépêche de Kabylie en particulier ? 

Ça sera encore un succès ? 

Mois lorsque je fais quelque chose, je la fait tel qu’il se doit, si non je ne la fait pas.

Déjà « Tayri Qarihen » avant sa diffusion, j’avais un pré sentiment que s’allait être une réussite parce que j’avais donné le maximum de moi-même. Pour votre information, j’ai fini un deuxième scénario que je compte réaliser en un feuilleton de plusieurs épisodes. Je ne tarderai pas à commencer son tournage. D’ailleurs, la fiche technique est déjà prête. Au plus tard, fin décembre on va commencer le tournage.

Peut-on savoir le titre de ce film? 

Le titre est « Lexda3 N Wathmathen », une très belle histoire.

Revenons au film « Tayri Qarihen », peut-on savoir combien vous a coûté sa réalisation?

J’ai réalisé ce film avec les moyens du bord. Il m’a couté 127 millions de centimes.

Mais Dieu merci, j’ai réussi à le vendre à la télévision. Je pourrai récupérer ce que j’ai investi et je pourrai également payer l’équipe technique et les acteurs également. Hamdoulah, j’ai pu réaliser mon rêve. Non seulement j’ai gagné de l’argent mais également le faite de travailler pour ma culture, mon identité et pour le cinéma algérien me fait énormément plaisir. D’ailleurs, je rends hommage à monsieur Bouguermouh que Dieu ait son âme et tous ceux qui sont mort pour le cinéma algérien. Grâce à eux nous sommes ce que nous sommes aujourd’hui. Nous avons beaucoup appris des anciennes expériences et nous devons continuer le chemin.

Peut-on savoir combien l’ENTV vous a payer pour le film?

J’ai beaucoup sacrifié pour réaliser ce film, telle que l’ENTV me le payera, je dirai c’est peu ! On me le payera 400 millions de centimes. Cela m’encourage à y aller de l’avant.

Combien a duré le tournage de ce film ?

Le tournage a duré exactement 22 jours, on avait commencé le 7 avril pour l’achever en mois de juin, mais on ne travaillait pas tous les jours, il y eu des journées où le temps faisait mauvais, des fois les acteurs avaient à faire, donc je les libéraient.

Quels sont les problèmes que vous avez rencontrés au cours de la réalisation ?

J’avais rencontré quelques problèmes financiers, c’est moi qui ai tout payé : la restauration et l’hébergement des acteurs lors de nos déplacements. Le problème qui s’est posé au début est relatif à l’accès à l’intérieur de l’université et aux cités universitaire garçons et filles pour y tourner.

Propos recueillis par Yacine Saou