Dégradation tous azimuts

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En dépit des maintes doléances adressées aux responsables locaux, les résidents de la cité des 56 logements de la nouvelle ville de M’Chedallah ne voient aucune action entreprise à même d’améliorer, un tant soit peu, le cadre de vie au niveau de leur quartier. Les représentants des habitants de la cité qui assistent impuissants devant les dégradations tous azimuts touchant le quartier, parlent carrément de « négligence » de la part des responsables chargés de la gestion des affaires de la cité. Sur les lieux, on constate que l’une des principales allées débouchant sur l’entrée du lycée « Nasreddine Mchedalli » et qui longe ce quartier sur une distance de quatre-vingts mètres environ, est complètement obstruée par d’énormes amoncellements d’immondices, composées d’ordures ménagères dont l’état de décomposition laisse supposer qu’ils sont déversés en ces lieux depuis longtemps. Un fait confirmé par des résidents du quartier qui affirment que ces répugnantes ordures étaient là depuis l’été passé et superbement ignorées par les éboueurs. D’ailleurs, les lycéens doivent contourner pour accéder dans leur établissement. D’autres détritus composés de débris de matériaux de constructions et d’ordures sont entreposés à proximité d’une boulangerie. A noter, qu’en l’absence de regards d’évacuation des eaux au niveau de cette ruelle ajouté à sa topographie plate, elle se transforme en réceptacle des eaux pluviales. Même les couvercles en ciment des regards d’égouts, d’où s’échappent des puanteurs à la limite du supportable, empestent tout le quartier qui évolue dans un inquiétant état de pollution. Un cas sur lequel doivent se pencher, en urgence, les services d’hygiène et ceux de la prévention relevant du secteur de la santé. Un hideux décor accentué par les façades externes sales et délavées des blocs résidentiels qui n’ont bénéficié d’aucune opération de ravalement depuis plus de quinze ans. Certes, ce quartier a bénéficié d’une opération d’aménagement dont l’opération est toujours en cour, mais les citoyens déplorent l’avancement des travaux à cause d’un effectif réduit de l’entreprise de réalisation. Aussi nos interlocuteurs interpellent les pouvoirs publics pour mettre fin à cet état de fait lamentable. Ainsi, l’inquiétude des résidents de ce quartier sinistrés s’explique du fait que la saison hivernale qui annonce déjà les couleurs ne fera qu’aggraver la situation qui s’empire de mal en pis.

  Oulaid Soualah 

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