l Après une accalmie de plus de deux semaines, les hordes islamistes ont, ces jours-ci, refait surface à la lisière du village rural de Benchoud, 50 km à l’est de Boumerdès. Là, un commando du GSPC affilié à la phalange sanguinaire locale d’El Ansar a kidnappé la veille du week-end dernier un aviculteur demandant ensuite une forte rançon en échange de sa libération. La victime a été, a-t-on indiqué, relâchée hier par les assaillants qui ont apparemment réussi à obtenir satisfaction. Nos sources précisent que l’enlèvement a eu lieu mercredi dernier aux environs de 17h sur la route reliant Benchoud au douar voisin d’Ouled Cheddache. M. A., 45 ans, propriétaire d’un poulailler regagnait ce soir-là son domicile à bord d’une camionnette lorsqu’il fut intercepté par un groupe terroriste composé de 5 à 7 éléments. Les assaillants dont certains sont considérés comme nouvelles recrues du GSPC ont contraint leur otage de payer une importante somme d’argent en échange de sa vie. Le contact avec d’autres personnes prévu dans ce plan diabolique des ravisseurs s’effectua à l’aide d’un téléphone portable, a-t-on ajouté. Evacuant totalement l’hypothèse d’un acte de banditisme, nos sources signalent qu’on est toujours en face, notamment à l’est de Boumerdès de seriate du GSPC réfractaires à toute idée de paix combinent ruses de guerre, prêches sanguinaires, coups d’éclats et racket. Cette organisation sanguinaire d’obédience salafiste, a dans la seule région de Boumerdès, grossi ses rangs cette année par plus d’une cinquantaine de nouvelles recrues. Et ses rapts suivis de rançons dont cinq en moins de trois mois à Chabet El Ameur, Tidjelabine, Si Mustapha, Isser et Timezrit entrent dans sa stratégie d’enrôlement de jeunes en contrepartie d’une récompense monétaire.
Salim Haddou
