À Souk El-Tenine, une commune relevant de la daïra de Maâtkas, au sud de la wilaya de Tizi-Ouzou, l’environnement est incontestablement le parent pauvre. Les efforts déployés par les agents de nettoyage et l’équipe de Blanche Algérie ne sont pas venus à bout des décharges sauvages. L’ex décharge communale, sise à Ighil Oumenchar, fermée officiellement depuis plusieurs années, déborde sur le CW147. Malgré la présence de panneaux signalant l’interdiction de décharger sous peine de poursuites judicaires, les ordures foisonnent. Des gravas, des déchets hétéroclites et toutes sortes d’immondices réduisent la chaussée de moitié et donnent une image hideuse aux lieux. Rappelons que la décharge a été fermée suite aux réclamations des propriétaires terriens, qui voyaient leurs champs se transformer en réceptacle de déchets de toute la daïra de Maâtkas. Cela, sans parler de la pollution qui menaçait tout le voisinage. Du coup, la décision de fermer la décharge est tombée. Un gardien a été même affecté pour surveiller les lieux et éviter toute décharge. Alors que la nature commence à reprendre ces droits et la région retrouve son label de propreté et sa beauté exquise, le gardien est relevé. Alors, les contrevenants n’hésitent plus à jeter leur cargaison de déchets sur les lieux de nuit comme de jour. À présent, les ordures débordent sur la route réduite significativement. En plus de la pestilence qui règne et du décor repoussant qui enlaidissent cette belle nature, le risque d’accidents de la route est augmenté. Les croisements sont devenus très difficiles. Un propriétaire terrien du voisinage hélera : «Nos oliveraies sont menacées par cette pollution. Les autorités concernées sont interpellées en vue de faire respecter l’interdiction de décharger sur les lieux. Il faut absolument réaffecter un autre gardien pour éviter ce carnage écologique».
Hocine T.
