Des chercheurs algériens vont participer à trois projets d’envergure internationale, pour la conquête et la connaissance scientifique spatiale, a affirmé hier, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mohamed Mebarki. Il s’agit du projet JEM-EUSO (le télescope spatial géant), de la station spatiale internationale, qui a pour objectif principal de percer le mystère de l’origine des particules les plus énergétiques observées dans l’univers en l’état actuel des connaissances. « L’Algérie et la Suède sont les deux derniers admis à ce programmes. Au total, 31 chercheurs algériens seront associés à ce projet », a fait savoir le ministre lors d’un point de presse tenu en marge de sa visite au Centre de développement des technologies avancées (CDTA). Et d’ajouter que, « l’Algérie participera avec cinq universités, Annaba, Constantine, Tlemcen, Msila et Jijel, ainsi que deux centres de recherches, le CDTA et son unité de Sétif, et le CRAAG. L’équipe de chercheurs algériens se déplacera au Japon, le 5 décembre prochain, pour la mise en œuvre des tâches qui leur ont été confiées », a indiqué M. Mebarki. Ce dernier a estimé que la proposition de la participation financière de l’Algérie s’élève à un million de dollars. « Le secteur de la recherche scientifique a bénéficié d’un financement conséquent, à hauteur de 1% du PIB », a noté le ministre. Le deuxième projet ambitionne d’enrichir la connaissance universelle, par la réalisation d’un observatoire astronomique piloté par le CRAAG et impliquant les universités de Constantine et de Batna. « Nous sommes dans la phase du lancement du cahier des charges des équipements et de la construction, en partenariat avec l’observatoire de Provence-Côte d’Azur », a souligné le conférencier. Le troisième projet a pour but de compléter les deux premiers par le développement de la connaissance sur l’univers et essentiellement le système solaire à travers l’exploration et l’exploitation des objets stellaires.
Samira Saïdj
