Le syndicat national des corps commun et ouvriers professionnels de l’éducation nationale (SNCCOPEN) appelle à une grève, le jour de la tenue de la tripartite, en guise de protestation contre la dégradation de la situation socioprofessionnelle de cette catégorie.
«On considère cette grève comme un dernier avertissement au département de la tutelle, avant de radicaliser la protestation afin de faire aboutir les revendications des corps communs et des ouvriers professionnels», lit-on dans le communiqué rendu public, par le SNCCOPEN. Ce dernier a mis l’accent sur la «dégradation» de la situation socioprofessionnelle de cette tranche de travailleurs, notamment «suite à l’absence de dialogue avec la tutelle pour trouver des issues adéquates à ses soucis», ont précisé les rédacteurs de ce communiqué. Et d’ajouter : «Les corps communs et les OP de l’éducation nationale souffrent, depuis longtemps, de la marginalisation et de l’indifférence des responsables. Leur situation sociale est très lamentable, sachant que certains d’entre eux touchent encore des salaires au-dessous du SMIG». Face à cet état de fait, ladite organisation syndicale appelle le département de Baba Ahmed à «mettre fin à la passivité à l’égard des corps communs et les OP et de leur garantir une véritable couverture sociale afin qu’ils puissent avoir leurs droits financiers et professionnels ». S’agissant des autres revendications mises en avant, par les corps communs et les OP, figurent la révision du statut particulier et le régime indemnitaire, avec un effet rétroactif à partir de 2008. La même organisation syndicale plaide également pour l’intégration de cette catégorie, selon le décret exécutif 240/12, la révision des salaires de base, la généralisation de la prime de rendement à 40% et le respect du droit aux activités syndicales dans tous les établissements et les administrations de l’éducation nationale.
Samira Saïdj

