Selon M. Cherrar Brahim, le directeur d’Algérie Poste à Tizi-Ouzou, la wilaya compte, encore à ce jour, 13 bureaux de poste fermés.
Ce dernier a, en effet, précisé que la plupart de ces bureaux de poste souffrent de l’insécurité des lieux de leur implantation, mais aussi de vétusté. Le responsable intervenait, lundi dernier, à l’occasion de la session ordinaire de l’Assemblée populaire de wilaya consacré au vote du budget primitif de l’année 2014 et à la présentation des états des lieux des secteurs de la poste et des technologies de l’information et de la communication. Il a dressé un rapporté détaillé sur l’état des infrastructures, sises aux quatre coins de la wilaya et dépendant de son département. Ainsi, l’on saura que sur les 164 bureaux de postes existant à Tizi-Ouzou, 151 sont fonctionnelles. Les 285 guichets recensés couvrent 92 localités, urbaines et rurales, qui disposent d’au moins un bureau de poste. L’aspect sécuritaire au niveau des localités en question a prôné sur le rapport de la direction des postes. D’autant plus que, depuis quelques années, les bureaux de postes sont devenus la cible privilégiée des malfaiteurs. Ainsi, et d’après le même rapport, ces dix dernières années, pas moins de 33 bureaux de poste ont subi au moins une intrusion, attaque ou cambriolage, parmi lesquels, deux bureaux demeurent encore fermés à ce jour. Il s’agit, selon la même source de celui de Taguemount Azouz dans la commune d’Aït Mahmoud. Cette agence a, pour rappel, subi une première attaque à main armée, le 14 avril 2007, en plus de deux tentatives d’intrusion, le 17 janvier 2007 et le 7 novembre 2009. Le deuxième bureau qui garde toujours ses portes fermées est celui d’Azroubar, dans la commune de Mizrana. Il a été visité par les cambrioleurs le 2 juillet 2005. Les autres bureaux ayant été la cible de cambriolages ont été soit rouverts, soit délocalisés. C’est le cas de 5 infrastructures, notamment ceux d’Aït Abdelkrim, cambriolé le 8 avril 2007 et délocalisé à Ouadhias, et de Taguemount Oukerrouche, ayant subi une attaque à main armée le 16 juillet 2007 et délocalisé vers Beni Douala. C’est dire que le problème d’insécurité n’a pas été réglé à ces niveaux là. Par ailleurs, l’aspect sécuritaire n’est pas toujours le seul motif avancé pour expliquer ces fermetures. Ainsi, et selon le même responsable, certains bureaux ont été fermés pour cause de vétusté et attendent d’être réhabilités, pour reprendre leurs activités. Le responsable du secteur, qui est intervenu lors de la session ordinaire de l’APW, a signalé que les 13 bureaux qui restent fermés bénéficient, actuellement, d’un programme de réhabilitation. Ainsi, déclare M. Cherrar, les travaux au niveau de deux d’entre eux, à Aït Boumehdi et Redjaouna, sont déjà achevés. Pour les autres structures, les travaux sont en cours, notamment à Tizi N’Tegga dans la commune de Mekla, avec un taux d’avancement de 50%. Le responsable conclura en rappelant que le nombre de titulaires de comptes CCP à travers la wilaya est de 578 500, alors que celui des titulaires de comptes Cnep est de 139. 650.
Tassadit Ch.

