Les redresseurs ne désespèrent pas de le destituer

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Face à l’offensive de Amar Saïdani qui multiplie les sorties après une brève absence l’agitation reprend dans la maison FLN, avec en toile de fond la résolution de le destituer. En effet, à quelques mois de la présidentielle et en vertu du fait avéré que le FLN représente une force considérable en sa qualité de première force politique du pays et sa grande représentativité au sein des institutions, et alors que l’actuel SG remet sur la table la révision de la constitution (hier lors de la rencontre avec les cadres du parti à Bel Abbes, les redresseurs ont décidé de leur côté d’organiser, début janvier, une session extraordinaire du Comité central pour destituer Amar Saïdani de son poste de secrétaire général du parti. Selon les derniers échos, les opposants à la politique menée par Saïdani s’attellent à récolter le nombre de signatures constituant le quorum afin de procéder à l’organisation d’une session extraordinaire du Comité central, à l’effet de le destituer de son poste. Selon Mohamed Seghit Kara, un des chefs de file du mouvement de contestation et d’opposition à l’actuel SG du parti, les choses vont bon train et que  « plus de la moitié des 340 membres du Comité central soutiennent notre initiative ». Ce qui vraisemblablement constitue un taux suffisant, en attendant d’autres signatures, pour aspirer à faire savoir à Saïdani que la politique menée jusque là n’est pas en accord avec les principes régissant le parti et que le moment est venu pour céder la place qu’il occupe à un autre. Côté pratique, l’ex-ministre du Tourisme a fait savoir qu’avec les deux tiers de signatures des membres du comité central, le taux sera atteint dans quelques jours. Raison pour laquelle il est à prévoir une convocation d’une session extraordinaire au courant du mois de janvier, a précisé celui qui maintient mordicus que Saïdani n’est pas là pour travailler en faveur du FLN. Pire, les redresseurs ne reconnaissent, ni dans la forme ni dans le fond, la légitimité avec laquelle Saïdani a réussi à s’adjuger le poste de SG du FLN. En fait, « tout est illégal » pour les redresseurs.  C’est donc le retour à la contestation qui est en train d’être couvé en attendant le passage à l’acte. Mais si les Kara and-co ont perdu la bataille lors de son intronisation, comment comptent-ils s’y prendre pour le destituer ?  A cette question qui ne trouve réponse que chez les plus téméraires des anti-Saïdani, la réponse consiste à s’appuyer sur l’absence de confiance entre la direction et la base militante du parti. Et à ce titre, tout semble possible pour les redresseurs, que le FLN retrouve sa vraie vocation de grand parti capable d’influer sur les échéances capitales qui pointent le bout du nez. La présidentielle du 17 avril 2014 est, en tout cas, un des indicateurs, sinon le seul, qui fait courir les anti-Saïdani.

F. Z.

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