Les habitants du quartier populaire dit « Barkouki », au chef-lieu communal d’El Hachimia, à une vingtaine de kilomètres au sud de Bouira, réclament l’intervention des autorités locales pour la pose de ralentisseurs et d’une passerelle au niveau de la route qui traverse cette localité pour préserver la vie des citoyens, notamment les enfants. En effet, la menace que présentent les chauffards hante les esprits des résidents, marqués par un accident mortel qui s’est déjà produit sur cette route coûtant la vie à une fillette. «Il y a près de 2 ans, une petite fille, âgée de 5 ans, a perdu la vie après avoir été violemment percutée par un véhicule. La pauvre est morte sur le coup», raconte un jeune habitant du quartier. Et d’enchaîner : « En ce moment, la mise en place de ralentisseurs est une nécessité vitale, pour éviter des accidents et préserver la vie de nos jeunes enfants ». Les maintes doléances adressées aux responsables concernés sont restées vaines. Ce silence est mal perçu par les habitants, qui s’interrogent au sujet de l’indifférence affichée par les autorités à leur égard. L’absence de ralentisseurs pouvant atténuer l’excès de vitesse de certains chauffards a provoqué tant de déplorables conséquences, vu que de nombreux accidents se sont produits à cet endroit. Cela a contraint les parents d’élèves à monter au créneau et d’exiger que l’on pense à la préservation des vies humaines. «Non seulement les autorités locales n’ont pas daigné placer des ralentisseurs comme il était convenu, mais ils font semblant d’ignorer le danger de mort qui menace nos enfants», se désole un autre habitant du même quartier. Ce qui rend cette cité encore plus vulnérable, explique-t-il, « c’est la nature de la route, réalisée sur une pente. Les conducteurs trouvent de la peine à contrôler leurs véhicules, notamment en descendant cette voie».
Oussama K.
