Le dernier jour du premier trimestre de l’année scolaire a été marqué par la mise en service d’une cantine scolaire au CEM de Tiâchach, inauguré depuis quatre ans. En effet, les collégiens issus de ce village, d’Amedah et des hameaux environnants ont vraiment souffert de ce manque à telle enseigne qu’ils ont mené de nombreuses actions de protestation. La dernière remonte au mois d’octobre, quand ils ont fermé tous les lycées et les collèges du chef-lieu de daïra. Enfin, une grande salle jusque-là inoccupée a été réaménagée en réfectoire. « Au moins, on peut se restaurer sur place. C’est une opportunité pour nous de rester dans l’établissement entre midi et treize heures trente pour faire nos révisions. Nous sommes très contents que notre revendication soit finalement aboutie », nous confiera ce collégien d’Ameddah. Contacté à ce sujet, le directeur du collège nous répondra que des efforts sont consentis par tous. « Actuellement, nous avons recouru au personnel recruté dans le cadre du filet social, mais la direction de l’éducation nous a promis d’affecter du personnel pour cette cantine », nous dira-t-il. Et de poursuivre: « Ce n’est pas facile de prendre en charge trois cents huit élèves. Car c’est tout l’effectif de notre établissement qui en bénéficie. Mais nous devons le faire parce que la situation l’exige. Et pour cela, nous assurons deux services ». Interrogé si un projet de cantine digne de ce nom est retenu, il nous fera savoir qu’il est inscrit et qu’il est au stade de l’étude. Cette cantine soulagera aussi bien les collégiens que le personnel. Car, même ce dernier souffre de l’inexistence de ce service. « Nous nous contentons de repas froids parce qu’ici, il n’y a même pas de fast-food », nous confiera cette enseignante. Dans la daïra de Tizi Gheniff, il est attendu de l’entreprise réalisatrice du CEM « Base 6 » de Tamdikt, de redoubler d’efforts afin de livrer ce collège au plus tard à la prochaine rentrée scolaire parce qu’aujourd’hui les petits chérubins de cette localité qui étudient à Tizi Gheniff vivent un calvaire au quotidien, notamment en ce qui concerne le transport scolaire.
Amar Ouramdane
