«Même si les olives étaient infectés, il n’ y a aucun risque sur l’huile»

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La très faible récolte d’olives cette année est due à la mouche d’olive qui a contaminé les grains. Cet insecte, qui se manifeste au début de l’automne, s’introduit à l’intérieur du grain où il nidifie après avoir mangé les chaires. L’éclosion des œufs commence durant la maturité de ce fruit. Cette année, leur nombre est spectaculaire à tel point qu’ils forment carrément un tapis blanc à la base de chaque tas d’olives après quelques jours de leurs dépôts au niveau des plates-formes des huileries. Etat de fait qui n’est pas sans inquiéter les agriculteurs qui redoutent que l’huile extraite de ces grains infectés ne soit impropre à la consommation. Rencontré mardi dernier, au niveau d’une huilerie de Tamourth Ouzemmour, le subdivisionnaire des services agricoles de M’Chedallah se fait rassurant. « Cette huile ne comporte aucun danger », a-il tenu à expliquer en affirmant que  » le goût peut être altéré », mais recommande néanmoins à ceux qui en doutent encore de procéder à son analyse au niveau des laboratoires spécialisés disponibles au niveau de la wilaya de Bouira. A notre question de savoir comment y remédier à cette situation et protéger les prochaines récoltes oléicoles, ce responsable évoque l’utilisation d’insecticides, mais cette méthode, signale-t-il, comporte des retombées négatives sur la faune, notamment les abeilles. Notons, enfin, que même contaminés et rachitiques les récoltes d’olives ont atteint un rendement légèrement au-dessus de la moyenne, à raison de 20 litres au quintal, selon Farid, propriétaire d’une huilerie dans la région de Thamourth Ouzemmour.

Oulaid Soualah

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