Situation délétère à proximité du CEM Base 7 – La section syndicale monte au créneau

Le CEM « base 7 » de Draa El Mizan, inauguré en 2006, est l’un des établissements les plus entretenus de la ville. Dans une virée dans ce collège, il nous a été donné de remarquer que tout est en ordre: espaces verts propres, pas de graffitis sur les murs et salles de cours très propres, mais apparemment le mal vient de l’extérieur. Devant le portail se tenait un examen pour des candidats au permis de conduire et juste en face des blocs pédagogiques, des jeunes consommaient leurs canettes de bière en toute quiétude. Avant de revenir sur les revendications du personnel, signalons qu’en face il y a aussi une école primaire (école de l’Indépendance 2), c’est dire que même ces petits chérubins ne sont pas épargnés. Pour en savoir plus, nous avons pris attache avec M. Allem Farid, secrétaire général de la section syndicale affiliée à l’UGTA. « Nous allions observer cette journée de grève, le 05 décembre dernier, et comme elle a coïncidé avec le mouvement des citoyens des quartiers limitrophes, nous l’avons alors décalée pour aujourd’hui (hier, ndlr). Aujourd’hui, nous protestons pour dénoncer une kyrielle de problèmes accumulés depuis l’inauguration de cet établissement », nous répondra-t-il. Et d’enchaîner: « Comment voulez-vous donner de l’éducation à des enfants qui croisent que des canettes de bière sur leur chemin de l’école? Comment voulez-vous enseigner devant des élèves dont les yeux sont braqués sur des voyous qui se trouvent en face des blocs pédagogiques, consommant de l’alcool et parfois faisant des gestes obscènes en direction des classes? Comment voulez-vous emprunter le chemin de l’école quand des énergumènes viennent embêter aussi bien les adolescentes que les enseignantes? Nous travaillons dans un climat malsain, dominé par une insécurité totale. Nous en avons ras-le-bol. Est-ce vraiment une mission noble que nous accomplissons? ». Selon le même syndicaliste, des écrits ont été faits aussi bien par le directeur que par les parents et la section syndicale aux responsables concernés, mais aucun n’a levé le petit doigt. « Nous faisons face à des dangers au quotidien. Nous exigeons des solutions sinon nous agirons autrement », ajoutera le même syndicaliste. Avant de quitter cet établissement, d’autres grévistes n’ont pas omis de nous montrer ces tas de gravats et de terres jetés à proximité du mur de l’enceinte et qui ont dépassé la hauteur du mur. « Les voyous se postent sur ces tas de gravats et épient, notamment les jeunes filles en train de faire du sport », nous signalera un autre enseignant. D’ici peu de temps, si la situation restait en son état, les enseignants décideront d’organiser une marche avec leurs élèves jusqu’au centre-ville et observer un sit-in devant le siège de la daïra, c’est du moins ce que nous avons appris.

A. O.