Zine-Ezzine

Il y a quelques jours l’Algérie a élu Miss Zine-Ezzine, ce prix institué, il y a maintenant cinquante ans, récompense le charme, l’élégance et la beauté algérienne. Dans le grand palace, près d’un millier d’invités triés sur le volet ont pris place, y compris votre humble serviteur auquel on a accordé un strapontin. Au premier rang, il m’a semblé bien reconnaître des stars du raï, du hawzi, du malouf et de l’acwiq, des rossignols qui ont chanté des hymnes à Zine-Ezzine. C’est sur un air de Youm « El Djemaâ Khardjou Ryam » d’El Hachemi Guerrouabi que le rideau s’est levé. L’animateur TV-maison, avec son sourire fatal a offert son micro à toutes les concurrentes venues des 48 wilayas. Soirée mémorable qui a vu défiler l’medjboud, l’qaftan, laâbaya et seroual-machlouq, le ballet hedi, zendali, khriali, kabyle, chaoui, targui, et aâlawi… Seule fausse note, les ratages d’un DJ chauve dépêché d’urgence d’un cabaret de la corniche. Présidé par « lallat ensa », le jury, à l’unanimité a élu « Miss Zine-Ezzine 2006 », une superbe créature qui aura l’insigne honneur d’être l’ambassadrice algérienne et de concourir pour Zine-Dounia. L’heureuse élue, étouffant un sanglot s’est engagée à lutter contre le sida, la polygamie, le harcèlement sexuel… Elle aura 365 jours pour le faire. Et puis, qui résistera à Zine-Ezzine ?

Tayeb Bouamar