La concession de la discorde

Partager

Des habitants de la région d’Avrarès, dans la commune de Toudja, tiennent depuis le 6 janvier dernier, sur la RN 24 à côté de la plage de Tirdemt, sur la côte ouest de Béjaïa, un sit-in pour, écrivent-ils dans un communiqué diffusé deux jours plus tard, «s’opposer à l’attribution, dans le cadre du Calpiref, d’une concession touristique, sur leurs terrains, au profit de M. Challal». Cette mobilisation citoyenne, ajoutent-ils, dans le communiqué portant le seau de la fédération des associations de ladite région, «risque de durer dans le temps et d’autres actions sont envisageables dans les jours à venir, par tous les habitants de la région, suite au silence et à la non prise en charge effective de nos revendications». Les rédacteurs du document précisent que la région d’Avrarès, d’une superficie de 4600 ha et s’étalant sur 17 kms de côte de Saket à Oued Dass, a été séquestrée une première fois en 1871, suite à la participation de ses habitants à l’insurrection de Cheikh Ahaddad, et une deuxième fois en 1881, par arrêté du gouverneur général d’Algérie du 26/7/1882, suite aux feux de forêts déclenchés dans la région, et considéré commune un acte insurrectionnel. Puis, indiquent-ils encore, «après paiement de la totalité des sommes exigées par les Français par les habitants, une main levée globale du séquestre a été prononcée et publiée dans le bulletin officiel du gouvernement général d’Algérie en 1909». Le but de l’action des manifestants, en plus de l’opposition à l’attribution de la concession touristique, est, notent-ils, de réclamer «la régularisation de la situation de leurs propriétés suivant le plan Sénatus-consulte et du procès-verbal de délimitation de leur région établi en 1894.

B. Mouhoub

Partager