Bien que les travaux de réalisation d’une unité de la protection civile dans la daïra de Béni Douala soient achevés il y a déjà longtemps, sa mise en service est renvoyée aux calendes grecques. En effet, les travaux de sa concrétisation qui avaient, pour rappel, été lancés en 2006 à Ichardiouene, un site surplombant toute la région, notamment les forets de Takhoukht et d’Amedjoudh. « C’est une zone classée à hauts risques vu le nombre d’incendies qui se produisent chaque été et qui sont préjudiciables à toute notre région au relief montagneux et fortement boisée », nous déclare un habitant, qui ajoutera que « les travaux de réalisation de l’unité de la protection civile d’Ichardiouène sont achevés depuis déjà plus d’une année. Les responsables locaux l’ont, à maintes reprises, annoncé. Hélas, à ce jour, sa mise en service n’est pas d’actualité ». Avec les accidents domestiques qui vont sûrement se multiplier, avec notamment la mise en service du gaz de ville, et la nécessité d’évacuation rapide des malades vers les structures hospitalières, exigent que cette unité soit opérationnelle dans les plus brefs délais. L’on se rappelle, par exemple, que lors des intempéries de 2012, ou plusieurs citoyens, notamment des personnes âgées, ont eu des accidents et des chutes qui nécessitaient des évacuations, mais faite de moyens, ils ont dû prendre leur mal en patience. L’on se rappelle, également, de ces deux jeunes citoyens d’Ait Mesbah, décédés suite aux incendies de 2008. « Les victimes sont souvent évacuées par des citoyens avec leurs propre moyens, puisque les éléments de la protection civile ne peuvent intervenir rapidement du fait de l’éloignement, venant de Tizi-Ouzou ou de Ouadhias », dira un autre citoyen d’Ait Mesbah. Les responsables concernés doivent songer à mettre en service, le plus rapidement possible cette unité d’autant plus que le besoin des citoyens est en constante croissance, notamment avec le raccordement de la région au réseau du gaz de ville.
A. G.
