Plus de la moitié des cantines scolaires de la daïra d’Aïn El-Hammam ne sont toujours pas fonctionnelles. Ainsi, selon le secrétaire général de la Fédération des parents d’élèves de la wilaya de Tizi-Ouzou, 65% des cantines scolaires n’ont pas ouvert leurs portes aux premiers jours de la rentrée scolaire. Les nouvelles mesures confiant la gestion des cantines aux APC, alors qu’elles étaient dirigées auparavant par les directeurs d’école, en serait la cause. Ainsi, les communes prises de court, n’ont pas pris leurs dispositions à temps pour gérer la période transitoire, «en l’absence de mesures d’accompagnement», ajoute notre interlocuteur. L’instruction ministérielle du 07 août dernier, explique cette carence par un retard, entre autres, dans les démarches concernant les consultations des fournisseurs. En outre, ces derniers ne sont pas régularisés, en raison, dit-on, de la lenteur du visa des contrôleurs financiers. Les parents, à travers la Fédération des parents d’élèves, expriment leur désarroi surtout à l’approche de l’hiver. Il faut savoir également que de nombreux élèves résident dans des zones enclavées, loin des établissements scolaires. La cantine reste leur seul moyen de restauration à midi. Pour cela, la Fédération invite les P/APC à agir dans l’intérêt des enfants en déployant le maximum d’efforts pour ne pas perturber leur scolarité. «Nous devons noter à la décharge des APC, le manque de main d’œuvre que connaissent périodiquement les restaurants scolaires», dira-t-il encore. Les employés recrutés dans le cadre du pré emploi ne répondent toujours pas aux conditions requises pour les fonctions de cuisiner et autres. Cependant, certaines communes ont pris l’initiative de servir des repas froids aux enfants. Ce qui ne saurait durer longtemps, surtout que les températures ne tarderont pas à baisser.
A. O. T.
