Au lendemain de la convocation du corps électoral par le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et l’installation, par Abdelmalek Sellal, de la commission nationale chargée d’assurer l’ensemble des conditions matérielles et humaines pour un scrutin sans failles, les choses semblent s’accélérer au niveau du ministère de l’Intérieur.
En effet, le directeur général des libertés et des affaires juridiques au ministère de l’Intérieur, M. Mohamed Talbi, a, lors de son passage sur les ondes de la radio nationale, fait savoir que le coup d’envoi de la campagne électorale sera donné le 23 mars pour prendre fin trois semaines plus tard, autrement dit le 13 avril à minuit. Pour ce qui est des modalités prévues par le code électoral en vigueur, Mohamed Talbi a indiqué qu’une fois le corps électoral convoqué un calendrier électoral est mis en place, ce qui, selon le responsable, donnera le coup de starter aux candidats pour entamer leur campagne. M. Mohamed Talbi a néanmoins insisté sur le fait que, « les postulants ne sont candidats à la magistrature suprême qu’une fois le Conseil constitutionnel aura statué sur leurs dossiers, 10 jours après leur dépôt ». Il est, en effet, exigé des candidats à la candidature de « recueillir soit 60 000 signatures d’électeurs, soit 600 signatures d’élus aux différentes assemblées, avec bien entendu leur légalisation auprès d’un officier de l’état civil », a-t-il ajouté. Par ailleurs, tout en assurant que tout a été mis en place du côté de l’administration pour garantir la transparence et l’équité lors de ce scrutin capital, Mohamed Talbi a indiqué que le délai est fixé pour le 27 du mois de mars pour arrêter définitivement les listes d’encadrement des centres et des bureaux de vote.
«22 millions d’électeurs déjà inscrits »
Pour ce qui du nombre d’électeurs inscrits sur les listes électorales et appelés à élire celui qui présidera aux destinées du pays, Mohamed Talbi a indiqué que celui-ci a atteint 22 millions à la fin décembre de l’année écoulée. Chiffre appelé à être revu, probablement à la hausse, à la suite des recours, à l’occasion de la mise à jour de ce fichier. Opération qui débutera, le jeudi 23 janvier, et prendra fin le 6 février prochain.
Le 4 mars à minuit, dernier délai de dépôt des dossiers de candidature
Et pour se conformer à la loi, une précision de taille a été signifiée par Mohamed Talbi : « C’est une opération de révision des listes électorales et non pas du fichier électoral », a-t-il affirmé. Elle consiste en l’inscription sur les listes électorales de tous les jeunes ayant atteint 18 ans révolus le jour du vote. Le responsable des libertés et des affaires juridiques au ministère de l’Intérieur est également revenu, hier, sur la date du 4 mars au delà de laquelle aucun dossier de candidature ne sera accepté. Condition formulée par le Conseil Constitutionnel, dans un communiqué rapporté par l’APS, hier, tout en précisant que l’article 137 prévoit que la déclaration de candidature soit déposée, au plus tard, dans les quarante-cinq (45) jours qui suivent la publication du décret présidentiel portant convocation du corps électoral, lequel dossier de candidature « doit être déposé par le candidat en personne, après rendez-vous convenu auprès du secrétariat général du Conseil constitutionnel, contre accusé de réception », lit-on dans la dépêche.
Ferhat Zafane

