Le conflit opposant M. Mahieddine Tahkout, propriétaire d’une entreprise de transport, au responsable de l’agence locale d’« Alliance Assurance », M. Hassane Khelifati, était, hier, encore soumis à l’examen judiciaire à la cour de Boumerdès. Cette affaire dont on attendait le verdict, il y a dix mois de cela, lorsque le prévenu Khelifati fit cassation, remonte, pour rappel, au mois de juin 2011. L’accusant, alors, de faux et usage de faux pour « avoir falsifié un contrat d’assurance durant l’exercice de l’année précitée », le nommé Tahkout avait déposé une plainte contre le responsable de l’agence Alliance Assurance. Une année plus tard, l’accusé sera condamné en première instance, au tribunal de Rouiba, à 18 mois de prison ferme, en plus d’une forte amende. Ladite affaire a été réexaminée, en avril 2013, à la cour de Boumerdès, après un pourvoi en cassation émanant du prévenu. Mais le juge, qui recommandait, alors, une expertise du document en litige, n’avait pas rendu son verdict. Une première expertise, confiée à un institut national de criminalistique et de criminologie, n’a été acceptée, ni par les avocats du prévenu, à l’instar de Me Bourayou, ni par le président de l’instance judiciaire susmentionnée. Et ce, arguant du fait que les documents, objets du litige, ne sont pas des copies originales. L’avocat, Farouk Ksentini, estime, dans ce conteste, « qu’il est pratiquement inadmissible d’expertiser sur une photocopie, étant donné qu’elle peut être facilement trafiquée ». La défense du prévenu Khelifati recommande, à présent, une expertise intellectuelle des documents litigieux. Les avocats de Tahkout ont, quant à eux, réitéré hier, leur exigence du maintien de la peine contre l’accusé avec augmentation des dommages et intérêts pour cette affaire qui a fait perdre à l’entreprise de transports plusieurs milliards de centimes. Le verdict du juge est prévu à être prononcé la semaine prochaine, après mise de l’affaire en délibéré.
Salim Haddou
