Des élus FLN de l’Assemblée populaire communale de Sidi Naâmane ont annoncé leur retrait des cinq commissions dans lesquelles ils siégeaient. Ce groupe d’élus de l’ex parti unique dénoncent « des infractions à la réglementation en vigueur » dans le traitement des affaires de la commune. C’est ce qu’ils notent dans un communiqué qu’ils ont signé et dont nous détenons une copie. Selon un représentant dudit groupe, contacté par nos soins, « tout élu au sein d’une assemblée dispose d’un droit de regard sur ce qui s’y passe, et c’est ce que nous réclamons ». Les élus FLN se sont, ainsi, retirés des commissions dans lesquelles ils siégeaient. Il s’agit des commissions « économie, finances et investissement, « aménagement du territoire, urbanisme, tourisme et artisanat », « affaires sociales, culturelles, sportives et de jeunesse », « ouverture des plis », et enfin celle de l’« analyse des marchés ». Le sixième élus FLN au sein de l’APC de Sidi Naâmane, qui, lui, ne fait partie d’aucune commission, n’a pas manqué néanmoins, d’apporter son soutien à ses camarades. La décision de ces élus de se retirer des commissions citées, est venue, selon eux, dans le but de dénoncer la manière avec laquelle sont gérées les affaires de la commune de Sidi Naâmane. Pour exemple, le représentant des démissionnaires explique que » depuis longtemps, nous avons réclamé une assemblée exceptionnelle, dans le but d’élaborer un bilan et pouvoir, par la suite, informer le citoyen de la situation actuelle, chose qui n’a pas été faite ». L’autre problème constaté par les élus, c’est qu’ « aucun projet n’a été fait depuis plus d’une année », dira notre interlocuteur, citant l’exemple de « l’amélioration urbaine, l’état délabré des routes, l’assainissement et le manque d’eau, problèmes qui minent le quotidien des citoyens de la région», ajoutera-t-il. Les élus réclament aussi leur « droit à être informés des programmes et des projets. Chose qui ne se fait pas actuellement ». Pour notre même interlocuteur, le retrait des membres du FLN de ces commissions signifie aussi « notre refus de cautionner un travail fait de telle manière ». Il souligne que depuis le mois dernier, « nous avons interpellé les services de la daïra et de la wilaya, saisis par écrit, les informant de notre retrait des commissions, mais à ce jour, aucune réponse ne nous a été adressée ». Et d’ajouter : « au niveau de l’APC, on n’entend que les avis des élus de la majorité qui compose l’assemblé et qui sont dans l’alliance RND-FFS. Aucune autre proposition émanant en dehors de cette majorité n’est prise en considération. C’est de l’abus de pouvoir ! ». La même source précise : « Nous avons adressé moult appels à l’exécutif communal actuel pour une gestion plus transparente et plus rationnelle des affaires de la municipalité en soulignant que ce qui est obligatoire pour l’exécutif communal est un droit pour les citoyens ». Par ailleurs, notre interlocuteur dira que lui et ses camarades du parti, tiennent à informer la population de Sidi Naâmane du retrait des élus FLN des commissions communales et des sous commission, cela, explique-t-il, » pour décliner toute responsabilité quant à une mauvaise gestion et à l’abus de pouvoir de certains membres de l’exécutif communal « .
T. Ch.
