Les citoyens de la localité de Larbâa Nath Irathen, n’arrêtent pas de se plaindre de la décharge publique qui se trouve à proximité du chef lieu. En effet, la croissance démographique de ces dernières années, a logiquement influé sur la croissance des quantités quotidiennes des déchets ménagers. Par conséquent, la décharge publique semble être dépassée par la densité de ces dernières. Les habitants et les commerçants du chef-lieu, qui se trouvent à quelques centaines de mètres de cette décharge, n’ont cessé depuis des années, d’afficher leur mécontentement et de demander sa délocalisation. Un locataire de la cité des 24 logements, sise aux alentours de cette décharge nous dira : « La situation est insoutenable, notre quotidien est rythmé par les odeurs nauséabondes. En été nous soufrons, surtout avec ces fumées et ces feux qu’on allume, soi disant pour réduire la densité de ces déchets accumulés, et cela dure des jours. Ces derniers temps, nous avons remarqué qu’il y a même des affaissements de terrains, causés par le poids des déchets. Sans parler de ces odeurs qui étouffent. Pourtant, plusieurs projets ont été planifié pour remédier à ce problème, mais tous voués à l’échec, à cause des oppositions de la population ». Effectivement, une enveloppe a été accordée par les pouvoirs publics pour un projet de centre d’enfouissement technique (CET) prévu à quelques bornes de cette décharge, mais sans résultat puisque et l’APC et la daïra, n’ont été capables de dénicher un site pour l’accueillir. En attendant qu’une solution soit trouvée, notamment en dénichant un terrain pour ce projet d’intérêt public, la population continue de souffrir.
Youcef Ziad
