La dernière rencontre du wali avec la société civile n’a pas laissé indifférents les animateurs du collectif des associations de la commune de Béjaïa, qui ont dénoncé hier, lors d’une conférence de presse tenue au CCDH, leur exclusion des débats. « Personne ne nous a invité à cette rencontre. D’ailleurs, nous avons déjà pris la décision de n’y pas assister », a précisé d’emblée, Boubekeur Imloul, président de l’association « Toudert » du quartier Iheddaden Ouadda. « Par contre, nous demandons au wali qu’est-il advenu de notre plateforme de revendications ? » s’est-il interrogé. Lui emboîtant le pas, son pair de l’association « ES-SALEM » de la cité Douanière, Mohamed Bedjou, qui estime que la commune de Béjaïa « vit dans le dénuement depuis des lustres et rien n’a été fait par les pouvoirs publics pour y remédier», a-t-il dénoncé en rappelant que le collectif des associations de la commune de Béjaïa avait introduit plusieurs demandes d’audiences au wali, mais qui sont toutes restées lettres mortes. Selon lui, il y a une volonté délibérée de maintenir Béjaïa dans le sous-développement. « Notre chef-lieu de wilaya est isolé et lésé dans tous les domaines. Il y a un laisser-aller total et les autorités de wilaya font du n’importe quoi ! » peste-t-il, en qualifiant les associations ayant pris part à la rencontre de mardi dernier au siège de l’APC de Béjaïa de « fantoches ». Les animateurs du Collectif des associations de la commune de Béjaïa comptent saisir, prochainement, le ministère de l’Intérieur et la chefferie du gouvernement pour faire aboutir leur plateforme de revendications. Des revendications visant, notamment à améliorer les conditions de vie des citoyens. « Nous allons organiser, ces jours-ci, des réunions avec la population pour débattre des suites à donner à notre mouvement. Si le wali persiste à faire la sourde oreille, nous allons saisir les plus hautes autorités du pays », a-t-on indiqué.
F. A. B.
