A quand la réalisation des annexes de mairie ?

Si au début des années 80, l’administration avait tout de même pensé à se rapprocher beaucoup plus des citoyens, aujourd’hui, on peut dire que la décentralisation semble être mise aux oubliettes. Quelques municipalités ont doté d’annexes les grands villages pour désengorger leurs services. On citera l’exemple d’Ath Yahia Moussa, qui a programmé une antenne de mairie à Tafoughalt, et celui de Aïn Zaouia, qui a réalisé une annexe à Boumahni. Draâ El Mizan, pourtant, qui couvre un grand territoire composé de pas moins de 38 villages dont les plus importants sont Aouaoudha, Boufhaïmia et Sanana, n’a bénéficié d’aucune infrastructure de ce genre. Et s’il y a un service, qui ne réponde pas souvent à la forte demande de la population notamment à la rentrée scolaire ou encore à d’autres occasions, il ne peut être que celui d’état-civil. D’ailleurs, on n’a pas cessé de parler des chaînes qui se forment quotidiennement devant les guichets. Dans leurs interventions durant la campagne électorale, la plupart des candidats ont évoqué ce manque. De telles opportunités ne seront que bien accueillies. Car, d’une part, elles atténueront la charge sur les employés de la mairie de Draâ El Mizan, d’autre part, elles soulageront tous les habitants de zones rurales qui viennent se faire délivrer des pièces administratives. « C’est une bonne chose de penser à doter ces villages d’annexes d’état-civil. Déjà, celui de la mairie est saturé. Il faudra les implanter dans les villages dont le besoin se fait le plus ressentir », nous a répondu un citoyen d’Aouaoudha venu se faire délivrer une fiche familiale. Il ne faudrait pas donc sous-estimer l’importance de ces annexes. En parallèle, de nombreux citoyens pensent que la redynamisation des agences postales fermées depuis le début des années 90 est une autre urgence. Le besoin est de rappeler que la raison pour laquelle ont cessé de fonctionner ces bureaux de postes, est la situation sécuritaire. Aujourd’hui que cette dernière est pratiquement rétablie, y aurait-il une volonté de répondre aux attentes des usagers de ce service.

Amar Ouramdane