Les villageois appréhendent les intempéries

Le souvenir du 25 janvier 2005 où les neiges ont isolé la totalité des villages de la circonscription une semaine durant, n’est pas prêt de s’effacer particulièrement en ce début de saison hivernale durant laquelle les villageois prêtent soigneusement attention aux bulletins météorologiques. Les plus vulnérables parmi les populations sont ceux, qui habitent encore dans ces maisons précaires construites en terre séchée (Toub) et qui ne peuvent, par ricochet, tenir solidement à d’éventuelles intempéries. Il y a des ménages qui craignent pour leurs toits, ceux qui appréhendent ces eaux pluviales particulièrement les bâtisses, sises aux bas-côtés de la chaussée… Il mérite de souligner que nombre d’ouvrages d’évacuation des eaux pluviales ont été délibérément obstrués et ce sont souvent les dernières maisons de la chaussée qui en prennent tout à leurs dépens. L’APC, incapable de faire face à ces interminables sollicitations des citoyens inhérentes au drainage des eaux pluviales, se contente pour l’heure de cibler les « points noirs » autrement dit les urgences. Le manque de moyens financiers de la collectivité de par ses crédits insignifiants est désolant à plus d’un égard, surtout dans cette commune qui compte 40 villages et plus de 35000 habitants. En somme, les villageois de Maâtkas ne craignent point le froid ; ce sont plutôt ces intempéries et leurs conséquences qui en sont sérieusement appréhendées.

Idir Lounès