Le cinéma kabyle prend son élan

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Pas moins de quatre court métrages ont été produits dernièrement par les éditions “Izem”. Les films, disponibles chez les disquaires en VCD ont été l’œuvre du réalisateur Assam Hamimi.Les quatre films ont pour titres “Lehkem Aberkan”, (Verdict noir), “Taruzi usirem” (L’espoir brisé), “Acengu nbla udem” (L’ennemi sans visage), et “Azal n tsar” (Le prix de la vengeance).A les découvrir sur écran, ce n’est certes pas le grand Hollywood, mais ils respirent bien la réalité kabyle, algérienne. Et cela a un charme particulier qui vous pousse à préférer ces jeunes talents bien de chez nous aux géants du 7eme Art américain. Le réalisateur a monté des scénarii simples où, beaucoup de personnes se reconnaîtront.Les décors n’ont rien d’artificiel. Tout est vrai. Enfin presque, comme au cinéma quoi ! Avec de belles histoires. Telle celle du “Verdict noir”.Elle réunit deux jeunes amoureux, le garçon, gérant d’un cyber et sa bien-aimée, une jeune fille du genre “papicha” qui fait un peu trop parler d’elle au village. Normal ! Elle finit par devenir journaliste et ne cache plus son amour.Forcément ça fait jaser les jeunes voisins. L’histoire se déroule à Béjaïa et l’accent bougiote domine, mais c’est là un détail qu’on oublie au fil des scènes. On n’y fera plus attention.La suite passionne. Le père, à force de “ce qui se dit sur sa fille” finira par être la honte du village… Il ne sera donc pas du tout compliqué de désigner l’auteur du drame : la mort de la jeune fille retrouvée sans vie, chez elle, une journée, où la maman était partie rendre visite à une parente. C’est dramatique, mais c’est beau à voir. On se surprend même à partager la douleur des acteurs. On ne vous dira pas tout bien sûr. Car il y a une suite. Tout, aussi bien tournée, comme les autres films.Le réalisateur en réussissant son entreprise a sans doute compris une chose : le cinéma est quelque chose de sérieux.

Djaffar C.

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