18 698 cas recensés

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«Dix-huit mille six cent quatre-vingt-dix-huit (18 698) est le nombre de diabétiques recensés au niveau de l’association des diabétiques de la wilaya de Tizi-Ouzou », selon M. Serradj Ramdane, l’un des responsables de l’association des diabétiques, qui s’est déplacé dans la matinée d’hier, à Draa Ben Khedda pour une sensibilisation. En effet, cette Association, créée en 1985, a programmé une exposition et une journée de rencontre et de sensibilisation sur cette maladie chronique, dans la salle de cinéma « Le Hoggar » de Draa Ben Khedda. « Cette journée permettra aux diabétiques d’exposer leurs problèmes concernant la maladie. Ils sont conseillés et orientés dans leurs prises de médicaments et des repas. Nous nous déplaçons vers eux, dans les daïras, selon nos moyens. D’ailleurs, la prochaine sortie sera sur Tizi Gheniff», dira M. Serradj. Les statistiques fournies par les responsables de l’association indiquent que la maladie est en évolution inquiétante. « Il y a deux types de diabète : Le diabète de type 1, appelé le diabète insulinodépendant (DID), touche des personnes âgées entre 5 ans et 45 ans et les chiffres varient avec les tranches d’âges. Pour les personnes âgées de 5 ans, 275 cas ont été enregistrés, 1 179 cas entre 5 et 15 ans, 2 948 cas entre 15 et 30 ans, 2 765 cas entre 30 et 45 ans et 691cas âgés de 45 ans et plus. Les tranches les plus touchées, selon ces chiffres, varient entre 15 et 45 ans pour un total de 5 713 malades. Le type 2 ou le diabète non insulinodépendant (DNID) touche particulièrement des personnes âgées entre 30 ans et 45 ans pour un nombre de 4 128 malades et les plus de 45 ans dont le nombre est plus important que les autres, soit 6 712 cas ont été enregistrés. Le total est de 18 698 diabétiques adhérents à l’association », soulignera le responsable. Et d’ajouter : « Il ne faut pas exclure ceux qui ne sont pas adhérés à notre association qui sont aussi nombreux ». Interrogé sur la disponibilité des médicaments, ce dernier nous dira : « Les médicaments sont disponibles et les malades ne se plaignent pas de ce côté». Par contre, notre interlocuteur a soulevé un problème crucial qui est celui des remboursements des médicaments. « Le remboursement avec la CNAS est difficile pour les jeunes qui n’arrivent pas à se faire délivrer un extrait de rôle, car il y a problème de fiscalité. Ils sont endettés et ils sont diabétiques. Nous essayons, en tant qu’association, de négocier avec la CNAS. D’ailleurs, nous demandons aux responsables de cette caisse de ne pas pénaliser les gens qui sont malades afin qu’ils accèdent aux soins gratuits et obtenir leurs cartes Chifa ! ». Le Dr. Bécheker Mahdi a, quant à lui, animé une conférence appuyée d’images (data show), qui donnent des frissons, autour de cette maladie chronique dont la prise de médicaments ou d’insuline est pour la vie. « Le diabète se définit par une hyperglycémie qui est un excès de glucose dans le sang dépassant la normale et l’hypoglycémie qui est une baisse du taux de glucose inférieur à la normale », expliquera le médecin en insistant sur les recommandations à respecter dans les deux cas de figure. Les complications sont dangereuses. Les reins et le cœur (AVC) pourraient être atteints, la cécité chute rénale, dysfonctionnement sexuel et plus grave encore, amputation du pied par exemple. C’est pourquoi il est recommandé de consulter son médecin. Selon ce dernier, le traitement passe par trois étapes : la consommation appropriée de légumes, les exercices physiques et la prise d’insuline après avis du médecin. Quant aux facteurs du diabète de type 2, ils sont nombreux : hérédité obésité et sédentarité. Les symptômes du diabète sont visibles et sont caractérisés par la fatigue, l’amaigrissement,… etc. Les causes de l’hyperglycémie en sont généralement l’infection, le traitement oral insuffisant, l’arrêt de l’insuline… Les premiers signes de l’hypoglycémie sont : les sueurs fréquentes, fatigue, maux de tête, vision floue et faim douloureuse. Les complications de cette maladie sont terribles car le malade peut sombrer dans le coma. Le respect des prises de traitement et des repas est indispensable. Le pied diabétique est à surveiller en permanence car il faut éviter tout objet pouvant provoquer une quelconque blessure : chaussures inadaptées, malformations, absence de douleurs, manque d’hygiène.

Arous Touil

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