Le manque de banques qui se fait sentir dans la ville d’Amizour, chef-lieu d’une commune considérée comme troisième pole au niveau de la wilaya de Béjaïa, est au centre des préoccupations des responsables locaux, lesquels, d’ailleurs, cherchent à mettre les bouchées doubles pour captiver les responsables de ces établissements financiers et assurer surtout le retour des banques ayant fui la localité. Il faut rappeler qu’en ce moment, une seule agence bancaire, la BADR, continue à servir la population de cette région. Mais voyant les projets de développement, notamment, la future zone industrielle, le pole universitaire en cours de réalisation et d’autres projets inscrits, le développement de cette région en extension tous azimuts nécessitera l’ouverture d’autres agences bancaires comme moyen de financement. A cet effet, les responsables locaux songent à trouver des mécanismes, si non à mettre des moyens nécessaires pour encourager les responsables de plusieurs agences bancaires à s’installer sur son territoire. « Nous sommes prêts à aider toute agence souhaitant venir à Amizour par lui trouver une assiette à bâtir. Les responsables de la CNEP ont déjà émis le vœu d’y retourner ici et nous serons à leur côté », dira M. Bouzidi, P/APC d’Amizour. Sachant que cette commune dispose d’un capital foncier appréciable, il suffit juste que les banquiers manifestent leur disponibilité à s’y implanter pour que les responsables locaux leur renvoient l’ascenseur et le marché sera conclu. La main des autorités locales est, désormais, tendue aux différentes agences bancaires leur offrant une opportunité remarquable à faire dans l’extension de leurs services dans une région à grandes ambitions économiques. Il suffit juste de booster le développement local par des moyens financiers à y mettre sur place.
Nadir Touati
