L’UDR, les archs et tamazight

S’interdisant de s’immiscer dans les affaires des archs et dans le processus du dialogue en cours, l’UDR rappelle cependant que le calme et la sérénité doivent prévaloir en Kabylie. Un climat que seul le dialogue permettra, soulignera Amar Benyounès. A son tour, cette paix retrouvée permettra «la relance économique dans la région et le retour au dialogue politique». A propos de l’officialisation de tamazight, ce point 8 retenu dans la plate-forme d’El-Kseur, le numéro un de l’UDR entrevoit la solution dans le cadre fédéral, l’une des idées fortes et claires retenue dans le programme de l’Union pour la démocratie et la République. Ce qui veut dire que l’UDR est partisan de l’officialisation régionale de la langue tamazight. «On ne peut pas imposer tamazight à Oran ou ailleurs», dira le secrétaire général du parti. Traduite en terme linguistique, cette option politique d’officialisation régionale de la langue tamazight ne peut pointer du doigt que la variante kabyle. Si tel est le cas, il serait juste de souligner qu’enfin un politique a compris que la langue est une dynamique sociale et un processus naturel que seul le génie inhérent à la langue peut imposer. Autrement dit, quelle que soit la place réservée par la Constitution à tamazight — toujours en chantier, faut-il le rappeler — et quelles que soient les visées politiques qui en font un cheval de bataille, celle-ci ne s’impose que grâce à son usage et, surtout, aux moyens mis en place pour sa promotion.

T. O. A.