Depuis le début de semaine, la RN 25 reliant Draâ El-Mizan à Tizi-Ouzou, via le ‘’pont noir’’ (barrage fixe Gendarmerie-ANP) a été le théâtre de pas moins de quatre accidents de la circulation. Le dernier a eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi. Une camionnette bâchée de type Toyota est tombée dans un ravin. Le chauffeur aurait mal négocié le virage dangereux au lieu-dit Taghzout. Selon nos sources, les occupants ont été grièvement blessés et le véhicule complètement endommagé. Ce tronçon ne cesse donc d’être le théâtre de véritables drames. Avant-hier, ce sont un bus et un camion de gros tonnage qui sont entrés en collision frontale engendrant trois blessés et des dégâts matériels importants. 24h avant, ce sont un taxi et un véhicule lourd qui s’étaient télescopés. Il faut dire que cette route, pourtant emprunté par des centaines de véhicules, pour la plupart de gros tonnage, est laissée à l’abandon. Certes, des opérations de réfection du bitume y ont été réalisées, d’autres sont en cours, mais en ce qui concerne les parapets et les murettes souvent détruits dans les multiples accidents, ils ne sont jamais restaurés, encore moins refaits. Elle est en outre caractérisée par de nombreux virages non sécurisés au niveau desquels se produisent les chutes mortelles dans la rivière qui la longe. A tout cela viennent s’ajouter des éboulements provoqués par les pluies, sans oublier l’absence de panneaux de signalisation.
Amar Ouramdane
