Si les prix des fruits et légumes étaient stables et même à la portée des petites bourses, samedi dernier, jour du marché hebdomadaire dans la ville de Seddouk, il n’en demeure pas moins que ceux du poisson dépassent tout entendement, avec 500 DA/le kg pour la sardine et 350 DA/le kg pour le chien de mer. Mais ce qui attire curieusement les regards ce sont surtout les conditions qui laissent à désirer dans lesquelles est vendu ce produit hautement périssable. Le poisson est transporté dans la benne d’une 404 bâchée très sale à l’intérieur. Le vendeur voyant que bon nombre d’acheteurs ont rebroussé chemin le fait de voir les grosses pièces posées à même le planché cache le stock en baissant la bâche. Avec des mains nues tenant une hache, il découpe en morceaux la grosse pièce de poisson posée sur une plaque en bois. Pourtant, l’Etat a mis les moyens qu’il faut pour mettre un terme à la vente de poisson dans des conditions lamentables, en accordant deux poissonneries à la ville de Seddouk dont l’une est implantée au centre de ce marché à quelques mètres de l’endroit où se vend le poisson à l’air libre par des marchands ambulants. Les grandes chaleurs font leur réapparition, n’est-il pas temps de mettre un terme à cette vente anarchique du poisson dans la commune de Seddouk quand on sait que dans les villages ce produit carné est vendu dans des camionnettes bâchées en sillonnant les ruelles ? Par manque de contrôleurs, le poisson est même vendu au-delà de 11h, l’heure fixée pour la cessation de toute vente de poisson.
L. Beddar
