La dernière sortie du secrétaire général du MPA, Amara Benyounès, à la salle Atlas d’Alger, durant laquelle il conclût son discours par une phrase relevant du domaine populaire, a suscité certaines réactions pour le moins haineuses. M. Benyounès ayant été accusé par certaines parties d’avoir insulté le peuple algérien en reprenant l’expression théâtrale chère à Slimane Benaissa, « Inâal bou eli mayhebnach » (maudit celui qui ne nous aime pas, ndlr), un membre de la direction du MPA a tenu à clarifier les propos tenus par le premier responsable du parti, en précisant que celui-ci avait déclaré ceci : « Inaal bou eli rah mayhabnach, In3al bou eli mayhbech echaab el djazairi ». Pour ce responsable du MPA, Amara Benyounès est connu par tout le monde pour son habituel usage de cette célèbre phrase que d’aucuns parmi les Algériens se sont appropriée, depuis qu’elle fut lancée par l’homme de théâtre Slimane Benaissa. « Ce n’est pas un fils de Chahid qui insulterait le peuple algérien. Amara Benyounès n’oserait jamais insulter le peuple algérien et l’Algérie pour lesquels son père est mort en martyr » a réagi ce membre de la direction du MPA.Celui-ci rappelle que « ce n’est pas la première fois que le secrétaire général du MPA utilise cette expression en public. Il termine souvent ses meetings en disant : Allah yarham echouhada et il dis Inaal boue li mayhabnach, nous les Algériens, en tant que peuple algérien et pas en tant que partisans de M. Bouteflika ».La salve à blanc d’Abdellah Djabellah, président du parti FJD, l’accusant d’avoir insulté le peuple algérien et menaçant de l’ester en justice, relève plutôt de la haine envers Benyounès et Bouteflika, soutient encore notre interlocuteur. « Il n’est nullement étrange que cela provienne d’un islamiste qui se cherche à travers la multitude de partis qu’il a créés et d’où il est éjecté comme une épluchure ». « Djabellah, qui est allé jusqu’à demander l’ouverture d’un débat à l’APN autour de cette phrase prononcée par Amara Benyounès, est loin de mériter de s’ériger en défenseur de la morale publique », conclut-il.
M.A.T
