Les habitants d’Ighram assiègent la daïra

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Ils étaient quelque 300 personnes qui ont répondu, hier, à l’appel de la coordination des villages de la commune d’Ighram pour tenir un sit-in devant le siège de la daïra d’Akbou. Les protestataires ont également mis sous scellés le siège de la daïra pour exhorter les autorités compétentes à intervenir afin de relancer le projet du lycée resté « en suspens » depuis la dernière visite du wali à la commune. Le litige opposant les responsables de la commune d’Ighram et les propriétaires du terrain devant, à priori, accueillir le projet d’un lycée de 800/200 places, continue de défrayer la chronique. Selon Boussad Bendiab, l’un des animateurs de la coordination, le projet ne connaît aucun rebondissement malgré la pression affichée par ce collectif. « L’autorité de la wilaya est la seule habilitée à se prononcer sur l’affaire », dira-t-il.  Ainsi et selon notre source, une autre parcelle de terrain a été proposée par un particulier pour la vente. Néanmoins, le prix exorbitant du mètre carré est « hors de la portée de l’Etat ». En effet, le propriétaire a proposé son terrain à 15 000 DA le mètre carré. À l’état actuel, une autre parcelle de terrain est en phase de délimitation et d’étude, mais rien n’est officiel, nous dit-on. Il est à noter au final que la famille Daoudedine, propriétaire du terrain choisi par la commune d’Ighram pour l’implantation du lycée, s’oppose mordicus à toute concession. Des passes d’armes ont eu lieu, par le passé entre l’un des propriétaires et le maire d’Ighram où ce dernier a été agressé physiquement.  L’ensemble des habitants d’Ighram, en se mobilisant à travers cette coordination, estiment « nécessaire » et surtout « urgent » toute tentative allant au maintien de ce lycée et le lancement dans l’immédiat de ce projet tant attendu et tant précieux pour des centaines d’élèves de différents villages de la commune d’Ighram qui font, chaque jour, la navette vers la ville d’Akbou pour y étudier.

M. Ch.

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