La grève des transporteurs, assurant la desserte entre le village d’Ait Abdelmoumène et la commune de Souk El Tenine, se poursuit depuis trois jours sans que les doléances soulevées ne soient prises en charge. Du coup, cette action a vraiment malmené les habitants de ce grand village de plus de 10 mille âmes, privés de transport. Un habitant de Tassoukit déplore «C’est un véritable supplice que nous vivons depuis déjà quelques jours. Les transporteurs ont débrayé pour demander l’amélioration du réseau routier que nous, voyageurs, considérons comme une revendication légitime. Cependant nous souffrons le martyr du fait de cette grève. » Un autre, de Taddert Ouffela, ajoute «Les transporteurs sont dans leurs droits de revendiquer le revêtement de cette route qui relie trois communes, celles de Souk El Tenine, de Béni Douala et de Tizi N’Tleta. Le projet de réfection a été alloué depuis déjà trois ans !» L’entreprise Sonatro et les responsables locaux n’ont pas jugé nécessaire de procéder au démarrage des travaux. Pourtant, les canalisations de l’AEP et du gaz naturel, qui pouvaient retarder cette réfection, ont été achevés depuis longtemps», s’insurge-t-il. Contacté pas nos soins, les transporteurs se disent déterminés à aller vers d’autres actions plus musclées dans les jours à venir, si le projet accordé à la municipalité depuis plus de trois ans, n’est pas entrepris. «Nous observons une grève illimitée et, aujourd’hui (19 mars), une opération «escargot» est organisée devant le siège de la mairie ; d’autres actions viendront dans les jours avenir», menace-t-ils. L’un d’entre eux nous fait savoir qu’une réunion a eu lieu, dans la journée de Mardi passé avec le chef de daïra des Ouadhias : «Nous avons été reçu par le chef de daïra qui a paru compréhensif. Il aurait contacté l’entreprise et la mairie à plusieurs reprises pour les inciter à démarrer les travaux de ce projet», souligne-t-il. Un autre transporteur poursuit : «Nous nous excusons auprès de nos voyageurs, mais, cette fois, ce sont nos véhicules qui sont en jeu, ils représentent notre gagne-pain…». Hier, les voyageurs se bousculaient devant l’arrêt du village d’Aït Abdelmoumène, pour ensuite prendre la route à pied. Certains ont marché des kilomètres pour rejoindre leur destination.
A. G
