Ahnif : Une famille échappe de justesse à la mort – Une maison s’effondre

Une maison traditionnelle construite en terre crue s’est effondrée, suite aux dernières chutes de pluies qui l’ont dangereusement fragilisée.

Située au centre de la cité la Gare, un ancien camp de concentration aménagé par les forces coloniales, au chef-lieu de commune, cette maison des plus précaires a été construite, selon son propriétaire, M. Bahous Ali, en 1958, à l’aide de cubes en terre « toub » soutenues par des poutres en bois. Les violentes chutes de pluie, qui se sont abattues sur la région, ont ramollie les murs de la maison qui ont fini par céder sous le poids de la toiture, après les importantes infiltrations des eaux. Le tout s’est affaissé brusquement aux environs d’une heure du matin, raconta le chef de famille. L’une des deux chambres qu’occupaient les enfants s’effondra partiellement. Ils se sont retrouvés prisonniers sous les décombres. L’un d’eux s’en est sorti avec une fracture au poignet, et les autres avec des égratignures et des blessures superficielles. Appelés à la rescousse, les services de la Protection civile ont intervenu pour secourir les membres de la famille. Quant aux meubles et autres ustensiles, ils ont été en grande partie, ensevelis sous les débris. Ce n’est que le lendemain que l’APC les relogea provisoirement dans un hangar au niveau de l’ancien parc de la commune. Sur les lieux, l’un des membres de l’exécutif de l’APC d’Ahnif, M. Medioune Abdenour, nous apprendra que deux appartements de ceux réalisés dans le cadre d’une opération de recasement sont encore disponibles, mais la décision de leur attribution revient au chef de daïra. Une attribution qui nécessite toute une procédure qui risque de prendre du temps pendant que cette famille se retrouve relogée dans des conditions loin d’être appropriées et leurs effets éparpillés par terre. La famille nécessite une prise en charge urgente, d’autant plus que le plus dur en matière de perturbations atmosphériques est à venir. Avant de quitter les lieux, le chef de famille nous apprendra qu’il a déposé un dossier de demande de logement depuis 10 ans, un détail qui se passe de tout commentaires surtout que l’ensemble des représentants du mouvement associatif de cette commune ont rédigé une requête-pétition pour en demander, depuis plus de deux ans, nous apprend-on, pour signaler la précarité de cette famille sinistrée et souligner la nécessite de la faire bénéficier d’une priorité en matière de recasement.

Oulaid Soualah