Suite à l’indignation et à la mobilisation de citoyens, révoltés par la cession d’un espace vert pour un projet de construction d’habitations au lieu-dit «les oliviers», les autorités locales ont vite réagi à ce qui aurait pu constituer un nouveau scandale. En effet, c’est avec célérité qu’une délégation composée du wali de Béjaïa, du P/APC, du chef de daïra de la localité et d’une commission regroupant les services techniques de la commune de Béjaïa, s’est déplacée pour procéder à la levée de la clôture et ordonner l’arrêt des travaux qui ont été lancés. Lors de cette opération le wali de Béjaïa, M. Ahmed Hamou Touhami s’est engagé «à préserver ce site ainsi que les arbres centenaires qu’il abrite», en présence d’un grand nombre de citoyens. Par ailleurs, le premier magistrat de la wilaya a exigé un rapport détaillé sur la nature juridique de ce terrain et les conditions de son attribution. S’agissant du permis de construction, «l’APC n’en a délivré aucun pour cet endroit», a déclaré le maire de la commune de Béjaïa, M. Merouani Abdelhamid. Contacté par nos soins, M. Djellouli Abdelmalek, président de l’association écotouristique de Béjaïa, l’un des animateurs du mouvement de citoyens indignés par cette énième agression dont souffrent les espaces verts, dira : «nous sommes soulagés que les autorités locales aient réagi très vite, après la parution de l’article sur la dépêche de Kabylie, nous remercions également votre journal qui ne manque pas d’accompagner les associations dans leurs activités». Des citoyens résidants, voisin des lieux en l’occurrence, sont eux aussi soulagés par la décision des autorités : «nous sommes heureux de ce dénouement, car nous tenons à ces espaces verts, à la protection de nos sites historiques et naturels. Nous serons toujours là pour défendre notre patrimoine», nous dira un père de famille.
Y. B.
