Les automobilistes vivent un vrai calvaire, ces derniers jours, au niveau des différentes routes de la wilaya de Tizi-Ouzou.
Et pour cause ! Les nids-de-poule qui pullulent comme des champignons sur les routes, notamment celles qui desservent les villes et villages de l’intérieur. « C’est un vrai cauchemar que je vis chaque jour que Dieu fait. », nous confie un automobiliste d’Aïn-El-Hammam. « Je travaille à Tizi Ville et, croyez-moi, il me faut des nerfs d’acier afin que je puisse passer par-dessus toutes ces crevasses tout au long de mon itinéraire » « Je suis véhiculé mais je préfère prendre le fourgon. La route est impraticable. », dira un ouvrier exerçant à Fréha. En effet, nombreux sont les automobilistes qui souffrent le martyre à cause de l’état dégradé des routes. Même celles nouvellement réalisées n’échappent pas au courroux des usagers. C’est le cas de la route nationale N° 12, reliant Azazga au chef-lieu de wilaya. En chantier encore par divers endroits, il n’en demeure pas moins qu’elle se trouve en dégradation avancée, même l’anicien itinéraire de cette importante voie se trouve dans le même état. A la sortie de l’embranchement de Tamda et à l’entrée du village Timezguida, la route se trouve dans un état lamentable. Les dernières pluies ont fait des dégâts, la couche supérieure du bitume s’est complètement arrachée, en plein virage, à quelques centaines de mètres de l’embranchement de Tizi- Rached, obligeant les automobilistes à ralentir afin d’éviter la crevasse. « Cela dure depuis plus d’un mois, et pourtant, il suffit d’un petit geste de la part des responsables afin de remettre la route en l’état. Un petit chargement de goudron et tout aurait pu être réglé en 5 minutes. », tempête un transporteur de voyageur de Mekla. Ce cas n’est pas le seul malheureusement, puisque même au chef-lieu de nombreuses localités de la wilaya, les usagers de la route sont confrontés au même tracas. C’est le cas notamment à l’entrée de la ville de Tizi-Ouzou, au niveau de l’intersection desservant la nouvelle ville, où les automobilistes sont obligés de faire toute une gymnastique afin de contourner les nombreux nids-de-poule. Parfois, cela crée des bouchons interminables, notamment durant les heures de pointe au grand dam des usagers. Certes, dame nature et notamment les intempéries sont pour beaucoup dans cette dégradation des routes, mais le facteur humain reste la principale cause. « Les nombreux travaux de réfection de réseau AEP, de même ceux de l’électricité font que les routes se dégradent, car les entreprises chargées de ces réalisations laissent des plaies béantes sur les routes. », témoigne un citoyen de Béni-Douala. « Pourtant, au vu des désagréments que cela crée aux usagers, les autorités locales doivent être intransigeantes envers les entreprises, car il y va de l’intérêt de toute une communauté. », ajoute notre interlocuteur.
A. C.

