Multi-sport d’Aït Abdelmoumène – Le président du club interpelle les responsables municipaux

Le président de l’association Multi-sport d’Ait Abdelmoumène dans la commune de Tizi Ntleta, M. Taleb Mohamed, dit Djilali, sort de sa réserve après un silence qui n’a que trop duré : « Nous subissons un mépris de la part des responsables locaux. Depuis l’installation de la nouvelle équipe, l’association n’a reçu que 6 millions de centimes », avance-t-il. Par ailleurs, il souligne que le club de Football, qui évolue en division honneur du championnat de wilaya de Tizi-Ouzou, souffre de plusieurs carences : « des infrastructures inexistantes, qui s’ajoutent au financement, qui font vraiment défaut », précise-t-il. M. Taleb décortique la situation qui prévaut au sein de ce club qui, pour lui, « honore toute la daïra, non seulement la commune de Tizi N’Tleta. ». Le club a reçu 30 mille dinars sur le budget primitif communal, il a bénéficié de la même somme sur le budget supplémentaire, alors que, ajoute-t-il, « les dépenses du club s’élèvent actuellement, en fin de saison, à 80 millions de centimes ». Sur un autre volet, notre interlocuteur nous fait aussi savoir que le club est un SDF ! Dépourvu de stade où il pourrait recevoir ses adversaires, « il n’y a ni aire de jeu pour que le club puisse s’entraîner, ni encore moins de stade pour accueillir ses adversaires. Ce sont les responsables de la commune de Béni Douala qui nous accordent leur aire de jeu pour recevoir d’autres équipes », et d’enchaîner : « le transport a consommé plus de 60% de nos dépenses ! Les chauffeurs de la commune sont rémunérés à chaque déplacement, ajoutons à cela l’équipement et la restauration des joueurs ». Le manque de moyens humains et financiers a contraint les dirigeants du club à déclarer forfait face aux adversaires, nous fait savoir le premier responsable du club MSA. Par ailleurs, il tient à remercier les responsables de l’APW de Tizi-Ouzou qui ont accordé à ce club, au même titre que le club de judo (JS Tizi N’Tleta), qui souffre également du même problème, une enveloppe financière conséquente sur le BS de 2013. M. Taleb réitère sa demande d’aide aux responsables locaux, chargés pourtant d’encadrer les jeunes de la municipalité afin de redresser ce club communal. Il s’interroge pour conclure: « A qui la faute si, demain, ce club mettait les clés sous le paillasson ? »

  A. G