Présidentielle 2014 : Dépêchés de l’UA, de la Ligue arabe et de l’OCI – Les observateurs à pied d’oeuvre

De plus en plus fréquentes à travers le monde, les missions d'observation sont destinées à s'assurer du déroulement transparent et équitable d'une élection, confirmant ou infirmant la légitimité d'un vainqueur aux yeux de l'étranger.

Fidèle à ses principes d’ouverture et de transparence et soucieuse de réunir les conditions nécessaires au bon déroulement du processus électoral, l’Algérie a fait appel à un grand nombre d’observateurs étrangers. Déjà déployés sur le terrain, ces derniers vont suivre le déroulement de la présidentielle à laquelle six candidats sont en course. A ce propos, force est de reconnaitre que ces organismes, à la probité reconnue, ont répondu favorablement aux invitations lancées par le gouvernement algérien. D’ailleurs, Ramtane Lamamra avait exprimé la satisfaction du gouvernement : « En notre qualité de gouvernement algérien, nous sommes très satisfaits de constater que les organisations dans lesquelles l’Algérie est membre, et celles avec lesquelles elle traite, ont répondu favorablement à notre invitation d’assurer une observation à l’élection présidentielle », a-t-il déclaré.

200 membres de l’Union Africaine

 

Parmi les missions d’observateurs, celle de l’Union Africaine, composée de 200 membres, se dit satisfaite des préparatifs de ce rendez-vous électoral « important pour l’Algérie, comme pour tous les pays africains », selon les propos de son président, Dileita Mohamed Dileita, ancien Premier ministre de la République de Djibouti. A l’issue d’une audience accordée par le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, le lendemain de son arrivée à Alger, le chef de délégation, Dileita a indiqué : « Je suis là en tant que président de la mission des observateurs de l’Union africaine qui comprend 200 membres. Nous avons déployé depuis quelques jours, près de 180 observateurs et nous sommes satisfaits du déroulement et des dispositions prises par les autorités algériennes pour organiser la présidentielle du 17 avril ». Aussi, a-t-il souhaité de voir l’élection d’aujourd’hui se  dérouler dans un climat empreint de calme, de transparence, d’équité et de sérénité », affirmant, en outre, la reconnaissance des pays africains envers l’Algérie, qu’il présente comme étant « le pays qui a été à l’avant-garde de la lutte africaine ». Tout en considérant que cette élection est « très importante, non seulement pour l’Algérie, mais également pour les pays africains », Dileita Mohamed n’a pas manqué de féliciter les autorités algériennes pour leur disponibilité leur ouverture et toute l’assistance apportée aux membres de la mission des observateurs de l’UA.

120 membres de la Ligue arabe déployés à travers le pays

Conduite par Mohamed Sbih, secrétaire général adjoint de l’organisation, une délégation forte de 120 membres, composée de diplomates et de fonctionnaires est à pied d’oeuvre en Algérie depuis plus d’une semaine. Son chef de mission n’a d’ailleurs pas caché sa satisfaction de voir le processus électoral se dérouler conformément aux exigences démocratiques. A ce sujet, il a affirmé que les membres de la mission qu’il conduit « sont optimistes quant au succès du scrutin présidentiel dont les résultats seront sans doute à la hauteur des attentes des électeurs algériens ».

Des observateurs de L’OCI également de la partie

L’Organisation de la coopération islamique (OCI) s’est jointe aux organismes précités pour l’envoi en Algérie d’observateurs, afin de suivre le déroulement du scrutin présidentiel d’aujourd’hui. Son secrétaire général, Iyad Amine Madani, a fait savoir que l’Ambassadeur Habib Kaabachi a été désigné chef de mission pour le suivi du déroulement de cette élection dont les rapports lui seront transmis conformément aux usages en vigueur.

Des panels d’experts désignés par l’ONU et l’UE

L’absence d’une mission d’observateurs des Nations unies, pour le motif qu’il n’y a pas eu de résolution du Conseil de sécurité ni de l’Assemblée générale de l’ONU pour l’envoi d’observateurs, n’a pas empêché cette dernière de désigner des experts, à l’effet de suivre le déroulement de cette élection présidentielle et de faire son rapport à qui de droit, une fois le scrutin terminé. Aussi bien les experts de l’Onu que ceux de l’Union européenne ont, dès leur arrivée en Algérie, émis le souhait  que « les élections se déroulent dans un climat de paix ». S’exprimant au nom du panel de l’ONU,  M. Diabacte a estimé que la présidentielle représente « un moyen pour renforcer la démocratie en Algérie » et que « le futur président de la République algérienne doit être élu dans le respect de la voie réglementaire établie par le pays. » Durant leur séjour en Algérie, les membres du panel Onusien suivront l’ensemble de l’opération électorale et élaboreront un rapport fidèle à l’issue de leur mission.

Ferhat Zafane