Plus de 2 930 quintaux de liège récoltés en 2013

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Béjaïa est une wilaya à vocation forestière où les diverses essences couvrent, selon les documents de la conservation forestière, une superficie de 122 500 ha, soit un taux de boisement de 37 % sur une superficie totale de 326 126 ha.

Et l’espèce qui prédomine, d’après les mêmes documents, est le chêne liège avec 41 313 ha. L’exploitation rationnelle de cette ressource participe aux activités économiques et contribue grandement à l’essor social, particulièrement des populations rurales, soulignent les responsables de la conservation forestière de la wilaya de Béjaia. Mais l’état général de la subéraie dans la wilaya est très dégradé. Certaines forêts sont réduites à des bosquets plus ou moins importants. A cela s’ajoute le fait que cette subéraie est très âgée. Jusqu’aux années 1990, aucune opération de rajeunissement ou de reconstitution n’a été entreprise, hormis les actions d’assainissement qui consistent à nettoyer la forêt après les incendies. Incontestablement, les incendies sont le premier facteur de dégradation. Des centaines d’hectares sont annuellement ravagés par ce fléau. Le chêne liège, explique-t-on dans les documents de la conservation forestière, se régénère généralement assez bien après les incendies, mais les feux répétés sur la même parcelle lui sont fatals. En second lieu, les défrichements et les coupes illicites sont un facteur de réduction des surfaces et de dégradation de l’espèce. A noter que si avant l’indépendance, la production annuelle de liège était d’environ 10 000 quintaux, les statistiques actuelles qui portent sur les trois dernières décennies ne donnent qu’une production moyenne de 2 500 quintaux par an. Ce qui démontre clairement que la subéraie subit actuellement une régression qui peut devenir irrémédiable, si les mesures adéquates ne sont pas prises. S’agissant de la production de 2013, les services de la conservation forestière indiquent qu’elle a été de 2 930,80 quintaux et qu’elle est en augmentation d’environ  30%, par rapport  à celle de l’année 2012 qui était de 2 250,40 quintaux. Après triage, empilage et tarage, les quantités récoltées en 2013 se subdivisent comme suit : liège de reproduction sain 1851,88 qx, liège de reproduction flambé 490,10 qx, liège mâle sain 127,93 qx, liège mâle flambé 225,09 qx, liège en morceaux 235,80 qx.  Quant à l’utilisation de ce matériau naturel et noble, les responsables de la conservation forestière soulignent qu’il sert surtout à la fabrication de bouchons pour les bouteilles de vin de qualité de semelles pour les chaussures orthopédiques et de plaques pour l’isolation des immeubles.

B. Mouhoub

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