Promotion de l’agriculture de montagne

A l’occasion de la Journée nationale de l’agriculture qui coïncide avec le 1er octobre de chaque année et qui annonce le début de l’année agricole, la subdivision de Maâtkas qui regroupe quatre communes à savoir Maâtkas, Souk El-Tenine, Beni Zmenzer et Tirmitine a organisé une journée porte ouverte sur l’agriculture. Des apiculteurs et des oléiculteurs venus des quatre communes ont participé à cette journée et exposé leurs produits (miel et huile d’olive). Quant aux objectifs de cette journée, M. Gounane, le subdivisionnaire, révélera : « Si nous sommes là, aujourd’hui c’est pour expliquer aux visiteurs les mécanismes prévus par l’Etat pour promouvoir l’agriculteur rurale qui connaît actuellement un certain recul car les terres s’effritent et les citoyens ne s’en occupent pas convenablement, et puis nous venons également présenter les acquis que nous avons réalisés dans notre région, il faut souligner que cette année est une réussite par rapport à l’année passée ».

Il faut signaler qu’une petite unité de conditionnement qui emploie une vingtaine d’ouvriers et qui produit une huile d’olive (nord-africaine) conforme aux normes requises à l’échelle mondiale y a été lancée et active en ce moment puisque son produit existe sur le marché national. Pour rentabiliser davantage cette unité, M. Gounane souhaite l’assistance et le soutien de l’Etat pour exporter cette huile vierge à 100%, chose qui générera plus de rentabilité et résorbera considérablement le chômage qui ronge cruellement la région.

Un autre apiculteur possédant une pépinière de production des essaims, de reines, du miel et de pollen employant également une dizaine d’ouvriers en l’occurrence M’kecir a participé à cette manifestation agricole par l’exposition du miel du jujubier et du miel de toutes les fleurs.

Le financement de ces promoteurs est assuré par l’Etat à travers les programmes du FNDRA, faut-il le souligner.

M. Gounane soulignera que « l’Etat doit redoubler d’efforts et mettre tous les moyens à la disposition des agriculteurs pour préserver l’agriculture rurale et surtout mettre un terme au chômage qui handicape sérieusement notre jeunesse et freine le développement de notre pays ».

En effet, il est regrettable de constater que l’Etat n’investit pas assez sur l’huile d’olive qui peut constituer dans un avenir proche le nouveau pétrole vert de l’Algérie, il n’y a qu’à voir ce que font les Tunisiens dans cette filière. L’Algérie le géant du Maghreb doit afficher sensiblement ses prétentions, les moyens et les hommes existent. Qu’attendons-nous pour imposer notre produit sur le marché mondial ?

Hocine Taïb