Ath Mansour Campagne de fenaison – Quand les faucheuses viennent à manquer…

La campagne de fenaison bat son plein dans la commune d’Ath Mansour. Des citoyens s’affairent à faucher le fourrage. La bonne pluviométrie enregistrée cette année a contribué grandement dans la disponibilité des fourrages, notamment sauvages, lesquels font le bonheur du cheptel. En réalité les fourrages qui sont en train d’être fauchés sont constitués, en majorité de folle avoine et de chiendent et d’autres herbes. Comme la plupart des propriétaires de terres agricoles, ici, à Ath Mansour, n’ont pas les moyens de se permettre de semer les trèfles, la luzerne et la vesce avoine, ils procèdent à la récolte des fourrages de moindre qualité. L’opération de fauchage continue encore dans ces champs. Cette campagne qui va bon train, redonne tout son caractère rustique aux différentes localités de la commune, avec ces travaux champêtres saisonniers. Toutefois, la rareté des faucheuses dans la commune et le prix exorbitant pour la location de cette machine, qui avoisine les 1000 da/l’heure, contraint beaucoup de faucheurs à utiliser, comme auparavant, des faucilles ou des faux, pour couper les fourrages, tout en les rangeant en lignées, afin que la botteleuse les « happe », et les empaquette en bottes de foin. Le bottelage, quant à lui, coûte 60 da/la botte. Ce qui n’est pas à la portée de tous les agriculteurs. « Avec ces prix pratiqués, le foin que je récolte, je le stock dans une grange chez moi pour le donner, en cas de besoin, à mon petit troupeau d’ovins», nous dira un sexagénaire, qui s’affairait, durant le week-end à faucher la folle avoine avec une faucille.

Y. Samir