À l’occasion de la célébration de la journée mondiale des travailleurs, les corps communs et les ouvriers professionnels de l’Education nationale ont adressé une lettre ouverte au Président de la République où ils dénoncent leur situation socioprofessionnelle. «Les corps communs, qui touchent des salaires minables, se trouvent dans une situation sociale lamentable (…). Ils ont besoin d’une augmentation des salaires et l’annulation de l’IRG», lit-on dans ladite lettre signée par Sid Ali Bahari, secrétaire général du syndicat national des corps communs et ouvriers professionnels de l’Education nationale (SNCCOPEN). Il a aussi souligné que les corps communs et les ouvriers professionnels n’apprécient pas la journée mondiale des travailleurs, à cause justement de la dégradation de leur situation socioprofessionnelle «qui les prive d’une vie digne», dénonce le Snccopen qui n’a pas manqué d’ajouter que la souffrance de cette catégorie de travailleurs est due à «l’indifférence» des autorités concernées, quant à la mise en place de solutions réelles et adéquates à leurs doléances. «La poursuite des actions de protestation à travers le territoire national est nourrie par l’indifférence des ministères, quant aux revendications des travailleurs», a précisé l’organisation syndicale. Et d’ajouter que, «la tutelle n’a pas pris en charge les revendications de toutes les catégories des travailleurs. Ce qui ouvre la porte au travail par contrat, sachant que le nombre de contractuels a atteint les 70. 000». A retenir que les corps communs et les OP de l’Education nationale plaident pour leur «intégration, selon le décret exécutif 240/12, la révision du salaire de base, ainsi que l’abrogation de l’article 87 bis du code du travail».
Samira Saïdj
