Après avoir effectué un parcours marathonien, qui les a amenés de la wilaya à la daïra en passant par la DE (Direction de l’Education) et ce, dans le but de faire aboutir leur requête, les parents des élèves du CEM d’Ibdache, plus précisément ceux, habitant les villages de Tazelmat, Aït Si Saïd, Ibazizen et Boukherouba, ont atterri la semaine passée chez le P/APC de Timizart. A travers la missive remise au maire fraîchement élu, les parents d’élèves, avec l’appui inconditionnel du Comité du village Tazelmat, espèrent trouver une issue favorable à la situation contraignante, dont laquelle pataugent leurs enfants. En fait tout a commencé à la veille de la rentrée scolaire de 2004, quand les élèves des villages précités, qui ont été admis à l’examen de la sixième (6ème AF), furent affectés au CEM d’Ibdache inauguré la même année, et pas au CEM du chef-lieu Souk El Had comme c’était le cas pour leurs prédécesseurs. Le hic, c’est que le premier établissement est distant de 8 km du lieu de résidence de ces élèves, alors que le second n’est qu’à 3 km, ce qui fait dix kilomètres de plus à parcourir chaque jour. Ainsi, et après avoir essuyé des refus de réaffectation, les parents des élèves, soucieux du devenir de leurs protégés, se sont résolus à geler l’action de grève qu’ils ont enclenché au début de l’année 2004 et ont orienté leur combat vers l’obtention des moyens de transport et l’ouverture de la cantine scolaire. Ils ont réussi à obtenir des promesses de prise en charge de leurs doléances, de la part de l’administrateur communal pour le transport et de la DE, concernant la cantine. Malheureusement, ces promesses sont jusque-là sans lendemain ou à mi-chemin puisque, pour la deuxième rentrée consécutive, les élèves sont toujours en régime externe malgré que la cantine soit dotée de matériel nécessaire, et n’ont qu’un camion comme moyen de transport et qui, en plus, n’est pas toujours disponible comme il est mentionné dans la lettre remise au P/APC. « Pour votre information, notre village est très loin du CEM, nos enfants marchent sur 8 km chaque jour puisque leur transport (un camion de la mairie) est en panne depuis un mois… », précisent-ils, tout en comptant sur l’intervention du nouvel élu pour désamorcer cette situation amère. Quelle chance! Dirions-nous que celle d’entamer ses études moyennes dans des infrastructures flambant neuf. Or la réalité est, comme on peut aussi le deviner, tout autre et on se demande jusqu’à quand nos enfants continueront à être des cobayes à nos calculs et payeront ainsi les factures du « vétuste comme… du neuf ! »
Kamel Oubellil
