Tizi-Ouzou : Reliant le chef-lieu de wilaya à la commune de Mechtras – Le CW147 dans un piteux état

Le chemin de wilaya n°147, reliant le chef-lieu de wilaya à la commune de Mechtras via Tirmitine, Maâtkas et Souk El Tenine, est dans un état peu reluisant.

De Tizi-Ouzou à Maâtkas, le chemin est certes bitumé mais il est resté aussi étroit que lors de son ouverture pendant la période coloniale. Les croisements se font avec justesse et les dépassements sont risqués. Les nombreux accidents qui se produisent, tout au long de l’année, en sont la parfaite illustration. Si, par hasard, l’on tombe sur un camion de gros tonnage, le dépassement est presque impossible, le chauffeur du camion ne quittant pas la chaussée, il n’y a aucune chance de le dépasser sans prendre d’énormes risques. L’absence de caniveaux, en plusieurs endroits, fait que le bitume ne tiendra pas longtemps. Un projet d’élargissement de cette voie et même la création d’une troisième sont indispensables, sachant que cette route connaît un trafic important. Concernant le tronçon reliant souk El Tenine à Mechtras, sur plus de 7 kilomètres, la donne est toute autre, car cet axe est dans un état dégradé n’ayant connu aucune opération de revêtement depuis plusieurs années. Les crevasses et les trous sont fréquents. Au niveau du pont donnant sur Tighilt Mahmoud, un affaissement commence à se faire plus menaçant et risque dans peu de temps de couper cette route. Au niveau d’Ighil Boulkadi, l’entreprise chargée des travaux de gaz naturel a achevé le peu de bitume qui existait. Plus loin encore, au niveau d’Ighil Oumenchar, la donne est encore plus grave. L’affaissement qui s’y est produit lors des intempéries de février 2012 a certes été pris en charge, avec la pose de gabion, mais la remise en l’état de la chaussée n’a pas eu lieu. « Il fallait attendre la stabilisation de l’assiette », disaient les responsables d’alors. Mais deux ans après, bien que l’assiette s’est suffisamment stabilisée, point de travaux réalisés. Sur cette route rectiligne, où les chauffeurs mettent les pleins gaz, d’énormes trous béants les accueillent, pouvant engendrer des accidents mortels avec les automobilistes qui viennent dans les deux sens et qui se rabattent sur la bonne partie de la chaussée. Quant aux étrangers qui ne connaissent pas la route, le risque de dérapage est omniprésent. À Mechtras, la route est pratiquement labourée, l’option escargot est imposée. Il convient, dans l’urgence, de réaliser les travaux efficients pour diminuer l’ampleur des drames routiers et éloigner notre pays du sinistre podium qu’il occupe à l’échelle internationale en matière d’accidents de la circulation.

Hocine T.