Si les dix logements réalisés dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire ont été attribués et déjà occupés par leurs bénéficiaires, ce n'est pas le cas pour les trente autres logements sociaux lancés depuis des années à proximité de la mosquée.
Au lendemain du lancement de ce projet, beaucoup de demandeurs ont espéré en bénéficier dans les délais de réalisation, mais en vain. » Dans toutes les communes de la wilaya, on entend des nouvelles qui annoncent que des projets comme celui-ci vont satisfaire de nombreux demandeurs avant le mois de Ramadhan. Ici, les futurs bénéficiaires attendront encore, vu la cadence avec laquelle sont menés les travaux », nous confiera une source proche de l’APC. Et d’ajouter: » Il ne se passe pas un jour sans que des questions nous soient posées au sujet de ce projet ». Effectivement, les demandeurs commencent à s’en inquiéter. » Vous voyez, ce sont des logements qui sont lancés depuis plus de quatre ans. Et vu ce qui reste à réaliser, il faudra peut-être attendre d’autres années. Car, même s’ils seront livrés, on sera face à d’autres retards liés aux différentes commodités telles le gaz, l’électricité et les travaux d’aménagements », dira ce citoyen venu s’enquérir de cette situation. Tout le monde s’accorde à dire que les travaux sont menés à un rythme très lent. Dans cette commune rurale, pour le moment, plus de sept cents demandes sont déposées sur les bureaux des services concernés uniquement pour ce quota de trente logements. Il faut dire que c’est la seule commune de la wilaya où ce secteur n’a fait aucun saut quantitatif. Le nombre d’unités réalisées depuis sa création en 1971 ne dépasse pas les cent cinquante. D’ailleurs, ce n’est que grâce à la formule de l’habitat rural que le nombre de demandeurs de logements sociaux a diminué. » Nos concitoyens préfèrent beaucoup plus construire sur leurs terres que d’introduire une demande de logement social qui, peut être, n’aboutirait jamais », précisera notre première source. Pourtant, ajoutera-t-elle, de nombreux citoyens ont sollicité la formule LSP. Cependant, aucun projet de ce genre n’a été accordé à la commune. » N’oubliez pas aussi que les assiettes foncières sont quasi nulles dans ce chef-lieu où les terrains ont été réservés notamment aux équipements publics », conclura la même source. En tout cas, tous les services concernés par ce projet sont interpellés afin que ce dernier soit livré au moins, avant la fin de l’année en cours.
Amar Ouramdane

