Le CHU de Béjaïa, en collaboration avec la faculté de médecine, organise, en partenariat avec le CHU de St Etienne (France), le premier entretien médicochirurgical. Il a été entamé depuis hier et durera jusqu’à mercredi. Un programme de conférences en gériatrie est organisé hier, à la faculté de médecine, au campus d’Aboudaou, animé par le professeur R. Gonthier et le docteur B. Sahi. La nutrition et l’hydratation du sujet âgé le syndrome de l’immobilisme, la douleur, les démences et confusions du sujet âgé la chute de la personne âgée et le vieillissement humain sont les thèmes que développera, tout au long de cette rencontre scientifique, le docteur Bachir Sahi, chef de service à Saint Etienne (France). Son confrère, le professeur Régis Gonthier, gériatre au CHU de Saint Etienne, a opté pour des thèmes traitant de la polypathologie et médicament du sujet âgé les syndromes gériatriques et enfin l’introduction à la gériatrie. Le conférencier a expliqué à l’assistance, composée de médecins et d’étudiants, que pour bien soigner les personnes âgées, il faut les accompagner, car les soins aigus seront plus étalés en plus de la prescription d’une période de réhabilitation. C’est au corps soignant de repenser l’accompagnement d’autant plus que dans le cas d’une pathologie aigue, 80 % des personnes âgées perdent leur autonomie. Développant davantage son thème, il a ajouté en substance, que les syndromes gériatriques sont des tableaux cliniques, caractéristiques des sujets âgés. Leur analyse est basée sur une évaluation multicritère de facteurs prédisposants et de facteurs précipitants. Approchée pour donner son avis sur ce partenariat, le professeur Catherine Massoubre, psychiatre chargée de la pédagogie au CHU de St Etienne/ Lyon, dira que beaucoup de choses doivent se faire dans ce cadre. Elle citera notamment l’organisation de stages au profit des médecins et des étudiants. Elle fera part également de son étonnement de ne trouver que 7 professeurs au CHU de Béjaïa pour une population de près d’un million d’habitants alors que la Loire, qui ne compte que 420. 000 habitants, dispose de 74 professeurs, nombre considéré pourtant, comme insuffisant. En réponse à la question de la chargée de communication du CHU, Fouzia Hani, psychologue clinicienne, elle fera un bref aperçu sur l’importance des unités de soins ambulatoires de base, les fameux centres médicaux psychologiques (CMP) où sont prodigués les premiers soins psychiatriques avant l’arrivée à l’hôpital. Parallèlement à cette série de conférences, des consultations et opérations seront pratiquées par les professeurs B. Dohin, en pédiatrie, F. Farizon, en orthopédie, P. Seguin, en maxillo-faciale et C. Massoubre, en psychiatrie. Interrogée, Sylvie Dohin, gastroentérologue à St Etienne et épouse du professeur Bruno Dohin avec lequel elle a fait le déplacement, fera part de sa satisfaction de constater qu’il y a une volonté algérienne de coopération. Elle soulignera le problème de traçabilité et d’organisation des dossiers soulevé par les algériens que le CHU de St Etienne pourra résoudre par son assistance. Dans l’après-midi de demain, une rencontre entre les spécialistes des deux rives sera organisée pour débattre autour du projet de partenariat du jumelage stratégique entre le CHU de Béjaïa et celui de St Etienne.
A. Gana
