Les demandeurs de l’aide à l’auto construction ont été informés, par le biais d’un un appel placardé par un collectif des postulants à l’aide à l’habitat rural dans les quatre coins de la commune, dans la soirée de mercredi dernier, qu’une journée de protestation sera observée, dans la matinée de ce dimanche 18 avril 2014, au siège de la commune de Tizi N’Tléta, et ce pour réclamer l’assainissement de la situation de leurs dossiers. Un membre dudit collectif dira qu’ « il y a des demandes déposées au niveau de la mairie depuis plus d’une année ». Et d’ajouter qu’« il est temps de s’enquérir du devenir de nos dossiers. L’Etat dit avoir allégé les procédures, mais à Tizi N’Tléta, nous constatons le contraire ». Et à un autre postulant de lui emboîter le pas : « J’ai dû débourser tout mes économies pour faire la plate-forme, et dans ma tète, une fois cette opération achevée, mon dossier serait traité et l’aide prête pour que je puisse entamer la construction de ma maison. Plus de 12 mois plus tard, rien ne se dessine à l’horizon, c’est aberrant ». Interrogé sur les raisons qui les poussent à organiser cette journée de protestation, un autre postulant dira : « Le retard accusé dans le traitement de nos dossiers est insoutenable ! On entend que dans les municipalités voisines, les décisions d’octroi des aides ont été prises. Quant à nos responsables, ils nous répondent qu’il faut attendre encore que les décisions reviennent, comme si ces dossiers ont des pieds. Sincèrement, nos responsables ne déploient aucun effort et ne font pas les démarches nécessaires pour accélérer les procédures ». Dans l’une de nos précédentes éditions, nous avions rapporté que la commune avait bénéficié de 100 aides à l’auto construction, pour plus de 340 demandes. Les élus avaient fait passer la liste selon un ordre chronologique. Le retard dans les décisions d’octroi de ces aides aux demandeurs, dit-on, est au niveau de la DLEP, du fait que les dossiers ont été transmis par les autorités locales à qui de droit. Les demandeurs ne comprennent, pour leur part, pas cela. Ils se disent déterminés à procéder à une action musclée pour attirer l’attention des responsables à tous les niveaux. « Nous sommes fatigués des promesses non tenues des responsable de la commune, nous comptons arracher nos droits !», diront-ils.
A. G
