L’Assemblée populaire communale de Seddouk, dans la wilaya de Béjaïa, projette de créer une deuxième zone industrielle au lieu dit Melakou, prés du village Akhenak, sur un terrain de huit hectares appartenant à l’Etat.
Eloignée de quelques 15 kms de la ville de Seddouk, le terrain en question était une ancienne décharge communale de Seddouk, fermée il y a deux ans par les habitants du village Akhenak arguant les nuisances que celle-ci leur engendre. Selon des informations recueillies, le terrain choisi pour l’implantation de cette zone industrielle est situé juste à côté du tracé de la pénétrante (projet d’autoroute reliant Béjaïa à Ahnif dans la wilaya de Bouira, sur une distance de 100 km). L’APC de Seddouk appuie sa demande adressée, le 06 mai passé au wali de Béjaïa pour son inscription, afin que cette zone industrielle attire de grands investisseurs qui puissent réaliser des usines notables qui offriront des ressources pour la commune et de l’emploi pour les habitants. Mais, elle n’a pas cité si les conditions d’accueil existent, telles qu’une route d’accès, l’électricité moyenne tension et eau potable. Une usine de production du bitume pour les aménagements de routes et du béton pour les constructions implantée à proximité est opérationnelle depuis quelques années déjà. Ce projet de création d’une zone industrielle à cet endroit a été l’œuvre de l’APC sortante (2007/2012), qui n’a pas caché son intention de transformer la zone d’activité actuelle, située sur un terrain accidenté proche aussi des habitations, en zone urbaine. L’ancienne APC a joint même la parole à l’acte en implantant le projet de 130 logements urbains en cours de réalisation, à proximité de cette zone d’activité. Ce qui est surprenant, l’APC actuelle n’a pas soufflé un mot sur le devenir de cette zone qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive de par le retard qui perdure dans la réalisation des usines mentionnées dans le cahier des charges y afférent. Créée il y a 25 ans à El-Mizab, à trois kilomètres de la ville de Seddouk pour laquelle une viabilisation complète a été faite, mais à ce jour les résultats escomptés n’ont pas été obtenus du fait que sur les 23 lots attribués, seules trois usines employant quelques dizaines d’ouvriers ont vu le jour. La commune de Seddouk ne cesse de se développer à une vitesse effrénée sur le plan de l’habitat avec pas moins de sept cités urbaines à résidences individuelles ont été créées depuis l’Indépendance à ce jour. Ce qui fait que sa population a quadruplé dépassant de loin les 20. 000 habitants, aujourd’hui. Par manque de perspectives d’emplois, le chômage a atteint un niveau critique avoisinant les 40%. Voilà autant de raisons qui plaident pour la création, dans la commune de Seddouk, d’une zone industrielle digne de ce nom qui va profiter même pour les communes environnantes, toutes situées en zones montagneuses au relief accidenté avec comme principale activité économique, l’agriculture de montagne à rendement très faible. Pourvu que cette zone industrielle, que l’APC s’apprête à créer, ne subisse pas le sort de la zone d’activité créée il y a 25 ans et qui n’a de zone d’activité que le nom.
L. Beddar

