Nous avons accosté, au niveau de la salle Amirouche, Halim Hani, coach des seniors dames du MB Béjaïa, équipe qui se prépare pour la finale de vendredi prochain contre le GSP. Il a aimablement répondu à nos questions.
La Dépêche de Kabylie : Un mot sur le parcours de l’équipe, cette saison, et la préparation pour la finale de demain ?
Halim Hani : Notre parcours, cette saison, comparativement à celui de la saison écoulée, est largement meilleur, même si la saison dernière, on avait un effectif plus riche. C’est une leçon pour beaucoup de personnes. Ce qu’il faut retenir, c’est que la force d’une équipe est dans le collectif et l’esprit de groupe, on ne parle plus d’individualités, car quand la machine est rouillée, ça ne fonctionne pas, ce n’est pas l’affaire d’une athlète ou deux. Tout ça ne peut être qu’une satisfaction pour nous. On est second, au classement général du championnat et finaliste de la coupe d’Algérie, avec une motivation extraordinaire, surtout qu’on va rencontrer, en finale, le GSP, qui vient de décrocher le titre africain.
Que pensez-vous, justement, de cette équipe du GSP ?
Entre le GSP et le MBB, il n’y a pas de secrets, les deux équipes se connaissent très bien. Il reste à savoir la façon d’utiliser les informations qu’on a, qui diffèrent d’un entraîneur à un autre. Il est vrai que toutes les joueuses du GSP évoluent en équipe nationale, alors que nous n’avons que 3 joueuses internationales, qui apportent beaucoup au groupe, et avec l’expérience de notre capitaine, Nabila Hammouche, elles sont en train de tirer leurs jeunes coéquipières vers le haut. C’est pour ça que j’ai insisté sur le collectif et une symbiose entre anciennes et nouvelles athlètes. Cela fait qu’on a une équipe qui est entrain de gagner en confiance et en maturité. Vous venez d’assister à un match d’application face aux cadets du club, et il y a eu une ambiance extraordinaire. On compte sur cet esprit pour bien évoluer lors de la finale, Inchallah.
En finale, vous allez affronter une équipe qui renferme pas mois de 6 joueuses Béjaouies, un commentaire ?
Pour moi, c’est toujours une fierté de jouer contre le GSP, où l’on retrouve, au minimum, 4 joueuses titulaires sur 6 de Béjaïa. C’est quelque chose d’extraordinaire. Les rencontres entre les deux équipes ont toujours été d’un très bon niveau.
Vous allez jouer devant une équipe qui vous a dominés en championnat ?
Les données vont être différentes, car il y a l’importance de la rencontre et l’enjeu. La pression sera beaucoup plus importante sur le GSP, car il doit défendre son statut de champion d’Afrique. On croise les doigts et, Inchallah, nos athlètes vont faire le match de leur vie. C’est la 4ème finale de l’équipe, et ma troisième personnellement. Inchallah, on sera récompensés par rapport à tous nos efforts.
D’après vous, cette finale va se jouer sur quoi ?
Ça va se jouer sur 2 ou 3 détails. Premièrement, ce sera par la façon d’exploiter toutes les informations par les entraîneurs, car chacun à sa propre conception. Deuxièmement, ça se jouera sur la capacité des athlètes d’assimiler les consignes de leurs coachs.
Un dernier mot …
Entendre que nos seniors hommes et dames atteignent les finales et se classent le podium en championnat, est devenu une habitude, mais croyez-moi, ce n’est aussi facile qu’on le pense. La pression est très grande, surtout quand on défend un statut. Jouer les titres nous amène à dire qu’on va défendre un patrimoine et une histoire. Pour terminer, n’oublions pas de remercier l’APC, l’APW et la DJS de Béjaia, chez qui on a senti un soutien motivant pour les athlèrtes.
Entretien réalisé par
Zahir Hamour

